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Deux nouveaux cas de COVID-19, les premiers en trois semaines en Abitibi-Témiscamingue

Une infirmière met dans une éprouvette un échantillon prélevé sur un étudiant.

L'Abitibi-Témiscamingue compte 192 cas confirmés de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Radio-Canada

L'Abitibi-Témiscamingue compte deux nouveaux cas de COVID-19, les premiers depuis le 2 septembre.

Ces deux cas sont hospitalisés, mais pas aux soins intensifs, assure la Direction de la santé publique en Abitibi-Témiscamingue.

Une enquête est en cours pour identifier la source de transmission, mais les deux cas sont dans la MRC de Rouyn-Noranda.

C'est sûr que dans la région, pendant plusieurs semaines, on n'avait plus de cas, mais quand on en a eu début septembre, ce sont des personnes qui ont eu des contacts à l'extérieur, donc à un moment donné, il se peut qu'il y ait eu une introduction du virus dans notre région. Mais pour l'instant, on ne sait pas quand ou comment ç'a été fait. On ne sait pas trop si la transmission communautaire a recommencé, indique Dre Omobola Sobanjo, médecin-conseil à la santé publique.

La PDG du CISSS-AT, Caroline Roy, rappelle qu'il est important d'appliquer des mesures sanitaires et d'être encore plus stricts si on souhaite que la région ne passe pas au prochain palier d'alerte.

L'Abitibi-Témiscamingue demeure une région verte selon les paliers d'alerte du gouvernement du Québec.

C'est pourquoi Mme Roy insiste pour que la population limite tout déplacement ou rassemblement non essentiel au cours des prochains jours ou prochaines semaines.

De plus en plus de dépistages sont effectués auprès des employés du système de santé. En août, 5 dépistages étaient effectués chaque jour, contre 12 en septembre.

Caroline Roy écoute une personne hors-champ durant une séance du conseil d'administration.

La PDG du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue, Caroline Roy (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La santé publique souhaite également augmenter le nombre de dépistages auprès de la population, notamment en ajoutant des heures d'ouverture dans certaines cliniques mobiles sans rendez-vous, y compris les fins de semaine. Depuis le début du mois de septembre, il s'effectue environ 1000 dépistages par semaine dans la région.

Il y a un enjeu d'accès actuellement au dépistage, particulièrement pour les gens qui tentent de rejoindre la ligne 811 ou 1-877. On le sait, le délai de réponse est parfois très long, et des gens peuvent tout simplement choisir de ne pas se faire dépister. On ne veut pas aller dans cette situation-là, donc que la personne maintenant soit symptomatique ou asymptomatique, on l'invite à venir se faire dépister à notre clinique sans rendez-vous, indique Mme Roy.

Les cas continuent de se multiplier au Québec, alors que 582 nouveaux cas ont été rapportés au cours des dernières 24 heures dans la province.

Heures supplémentaires

La présidente-directrice-générale du CISSS-AT est consciente que la première vague a été difficile pour les employés.

Radio-Canada dévoilait hier que plus de 87 000 heures supplémentaires ont été effectuées entre le 1er mars et le 25 avril.

Pour les préposés aux bénéficiaires, la pénurie a été en partie réglée avec l'ajout des professionnels qui ont suivi la formation accélérée cet été.

L'enjeu demeure pour les soins infirmiers, comme le précise Caroline Roy. « Présentement, on n'a pas suffisamment d'infirmières pour réaliser l'ensemble des services qu'on doit rendre à la population, en plus des nouveaux services qu'on a déployés comme le dépistage, comme le personnel supplémentaire pour la prévention et contrôle des infections, donc il faut revoir nos façons de faire, et c'est de cette façon-là qu'on va pouvoir y arriver. Parfois, nos façons de faire différentes, c'est d'utiliser moins les infirmières pour une offre de services qu'on faisait, mais en utilisant d'autres types d'emplois et en s'organisant autrement. »

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