•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La demande d'action collective des familles des FFADA à Regina saluée par Michèle Audette

Michèle Audette en entrevue à Saskatoon.

Michèle Audette est l'ancienne commissaire de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Elle est aujourd'hui conseillère principale en matière de réconciliation et d’éducation autochtone à l’Université Laval, à Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’ancienne commissaire de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA), Michèle Audette, salue l’initiative des familles de femmes et des filles autochtones disparues ou assassinées (FFADA) qui tentent de faire approuver une action collective contre le gouvernement fédéral et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

C’est pour moi un geste normal, dans un contexte si on parle de démocratie au Canada, si on pense qu’on a été lésé, qu’il y a eu une injustice, puis que le système [nous] permet d’aller faire un recours individuel ou collectif, je salue cette action, dit celle qui travaille aujourd’hui comme conseillère principale en matière de réconciliation et d’éducation autochtone à l’Université Laval, à Québec.

Depuis lundi, à Regina, l'avocat Tony Merchant, qui représente 60 familles de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées, prend part à des audiences pour tenter faire approuver une action collective contre Ottawa et la GRC.

Ces familles allèguent une négligence systémique de la part de la GRC lors des enquêtes concernant des femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Michèle Audette souligne que, pendant l’ENFFADA, elle n’était pas en droit de dire aux familles qu’elles pouvaient, un jour, choisir de participer à une action collective ou d'en lancer une.

Elles ont compris quels étaient leurs droits parce que d’autres gens [sont] en mesure de leur expliquer. (...) Donc, oui, je peux juste saluer [cette initiative], explique-t-elle.

Si un recours collectif va faire bouger les choses, ça fait mal, c’est long et c’est coûteux, ajoute Mme Audette.

J’aimerais mieux que la province et le [gouvernement] fédéral donnent les réponses, parce qu’elles ont droit à ça, mais, sinon, il faut utiliser le système judiciaire pour faire valoir nos droits.

Michèle Audette, conseillère principale en matière de réconciliation et d’éducation autochtone à l’Université Laval et ancienne commissaire de l'ENFFADA

Selon Michèle Audette, une telle action collective peut permettre aussi de faire changer ce qu’on appelle souvent une discrimination systémique.

[Les recours collectifs et aux actions judiciaires liées aux femmes et aux filles autochtones disparues et assassinées] vont amener des changements dans nos sociétés. C’est sûr que j’aimerais que ça se fasse immédiatement, mais la culture [de la société] fait qu’aujourd’hui c’est l’un des moyens qui vont faire changer les choses, estime-t-elle.

D’après les informations d’Elsie Miclisse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !