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La traduction d'un document sur l'infection au Collège Louis-Riel retarde sa publication

Le Collège Louis-Riel.

Le Collège Louis-Riel dans le quartier de Saint-Boniface, à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

Radio-Canada

Mardi, la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) a annoncé un cas de COVID-19 au Collège Louis-Riel. Cette annonce a été légèrement retardée, car les informations le concernant ont seulement été fournies à l’école en anglais.

Le soir du 21 septembre, les autorités sanitaires ont informé les responsables du Collège Louis-Riel que le 14 septembre, une personne atteinte de la COVID-19 avait été présente au Collège.

Les parents ont reçu un avis de l'école à cet effet que le lendemain, le 22 septembre, car il a fallu plusieurs heures pour organiser la traduction des informations en français.

Le retard entre la date de l’exposition au virus et la communication de l'information aux parents en a fait sourciller plusieurs.

Cependant, le retard occasionné par le besoin de faire traduire le document en anglais n'est pas responsable des huit jours qui se sont écoulés entre la date de l'exposition possible au Collège et la transmission des informations qu'une personne infectée avait été sur les lieux.

Impossible de savoir pourquoi huit jours se sont écoulés entre le jour de l'exposition possible et le jour où les responsables du Collège ont été avertis. Toutefois, il faut se rappeler que la période entre l'infection au virus et l'apparition des symptômes peut-être de 14 jours, selon le gouvernement du Canada.

Quelques heures de plus pour un document en français

Le retard occasionné par la traduction de la lettre de l'Office régional de la santé de Winnipeg est au plus de quelques heures.

Le directeur général de la DSFM, Alain Laberge, explique que la province est chargée des documents pour le public concernant la COVID-19.

Il faut attendre que la santé nous envoie les lettres que l’on envoie aux parents, ce sont eux qui sont responsables de faire tout ce qui est document qui va partir vers la population. Dans ce cas-ci, il y a le document anglais qui est arrivé, ça nous prenait le document français aussi, dit-il, chose qu’il ne reproche aucunement aux autorités sanitaires.

Le ministère de la Santé ne connaît pas nécessairement les écoles, est-ce que c’était une école anglophone, est-ce que c’était une école d’immersion, et les équipes réduites travaillent déjà à aller le plus rapidement possible pour partager les nouvelles, souligne-t-il.

Il note que la DSFM traduit parfois des documents pour aller un peu plus rapidement.

Il y a un petit délai là-dedans, le temps qu’on communique avec [l’Office régional de la santé], mais ce n’est vraiment pas un problème parce que de toute façon on n’aurait pas pu envoyer cette lettre-là le lundi 21 au soir, parce qu’il nous manquait encore des informations, affirme Alain Laberge.

Un porte-parole de l’Office régional de la santé de Winnipeg explique que la décision de laisser la division scolaire s’occuper de la traduction du document a été prise en accord avec les responsables du Collège Louis-Riel.

Un manque de préparation inacceptable

Cet exercice a créé des heures de retard, ce qui est inacceptable d’après le directeur général de la Société de la francophonie manitobaine, Daniel Boucher. Il dit que les autorités sanitaires devraient mieux organiser leur communication dans les deux langues, particulièrement en cette période de pandémie.

C’est un peu manquer de respect pour les gens qu’on dessert parce [...] dans une période de pandémie, dans une école, c’est vraiment important de passer un message avec lequel tout le monde est à l’aise. Alors cette situation-là n’est pas acceptable. On aurait dû prévoir autrement, résume-t-il.

Avec les informations de Laïssa Pamou

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