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« C’est inacceptable » : Claudette Tardif dénonce les compressions au Campus Saint-Jean

Claudette Tardif.

L'ancienne sénatrice Claudette Tardif a fait de la défense des minorités francophones le fil conducteur de sa carrière.

Photo : Radio-Canada / Richard Marion

Audrey Neveu

L’ancienne sénatrice et ancienne doyenne du Campus Saint-Jean (CSJ) Claudette Tardif dénonce les suppressions imposées par le gouvernement de Jason Kenney aux universités albertaines. Elle affirme que ces compressions budgétaires ont un effet disproportionné sur le Campus Saint-Jean.

Ces coupes ont un effet désastreux sur la seule institution postsecondaire francophone en Alberta, la seule à l'ouest du Manitoba, dénonce celle qui s’est battue durant toute sa carrière pour les droits des minorités linguistiques. Elle exhorte le gouvernement fédéral à aider davantage le CSJ.

Une situation financière toujours difficile

Elle voit également un certain parallèle avec la situation financière à l’époque où elle était doyenne du Campus Saint-Jean (1995 à 2003).

Quelques mois après ma nomination comme doyenne, on m’a dit que la Résidence Saint-Jean allait être détruite , se rappelle-t-elle.

Cette résidence a été construite en 1911 lorsque les pères oblats ont établi un pensionnat francophone à Edmonton, qui allait devenir le Campus Saint-Jean. On voulait fermer cette institution, car on disait qu’elle était désuète. Il fallait changer l’électricité et la plomberie, ça coûtait trop cher.

La Résidence Saint-Jean, c’était une partie du Campus Saint-Jean. C’était un symbole de la francophonie en Alberta, un symbole de la vitalité des francophones.

Claudette Tardif, ancienne sénatrice et doyenne du Campus Saint-Jean

Refusant de voir ce bâtiment historique détruit, elle a alors lancé une campagne de financement et fait du lobbying auprès du ministère du Patrimoine canadien. Après trois ans, j’ai réussi à avoir du financement du gouvernement fédéral, du gouvernement provincial et de l’Université de l’Alberta pour la rénovation de l’ancienne résidence, mais aussi la construction de nouvelles résidences, d’un espace culturel et communautaire et de bureaux, rappelle-t-elle.

Claudette Tardif déplore toutefois que chaque investissement dans les cours ou les infrastructures du Campus Saint-Jean doive faire l’objet d’une bataille politique féroce.

Ça me brise le coeur de voir ce qui se passe.

Claudette Tardif, ancienne sénatrice et doyenne du Campus Saint-Jean

Patrimoine canadien rappelle qu’il est prêt à investir dans des projets d’infrastructures au Campus Saint-Jean, mais qu’il a besoin du partenariat du gouvernement provincial pour le faire. De son côté, le gouvernement albertain affirme ne pas avoir à dicter à l’Université de l’Alberta la façon dont elle peut dépenser l’argent qu’il lui verse.

Avec les informations de Fuat Seker

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