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Un groupe demande de mettre fin au racisme et à la violence à Thunder Bay

Une femme autochtone prend la parole dans un rassemblement extérieur.

L'aînée Ma-Nee Chacaby prend la parole devant des personnes rassemblées à un événement contre le racisme, la violence et la pauvreté.

Photo : CBC/Jody Porter

Radio-Canada

Un groupe appelé « Not One More Death » a organisé un événement public mardi pour déplorer les morts liées à la pauvreté et au racisme à Thunder Bay.

Les participants ont installé des piquets de tipi au parc Patterson, en face du palais de justice de Thunder Bay, et ont invité les gens à écrire les noms de leurs proches morts prématurément sur des étiquettes en écorce de bouleau. Les noms étaient ensuite attachés au tipi.

La mort n’est pas quelque chose à prendre facilement. Nous devons nous souvenir de tous ceux qui ont eu une mort tragique, affirme l’aînée Ma-Chee Chacaby, la porte-parole du groupe.

C’est un bon moyen de se rappeler qu’on ne croit plus à la violence et que Thunder Bay ne devrait pas avoir à faire partie de cette situation, ajoute-t-elle.

Une aînée autochtone lors d'un événement antiraciste à Thunder Bay.

L'aînée Ma-Nee Chacaby devant un tipi portant les noms de personnes mortes à la suite d'actes de violence à Thunder Bay.

Photo : CBC/Jody Porter

Le groupe appelle à des rassemblements à chaque solstice et équinoxe pour que la communauté pleure ceux qui sont morts prématurément et célèbre la vie, l’amour et la résistance, selon un communiqué de presse qu’il a publié.

Pour Chacaby, l’équinoxe d’automne accompagne la douleur et le chagrin; l’automne et l’hiver, la fin de l’été. C’est le bon moment pour célébrer et honorer ces personnes décédées. Pourquoi ne pouvons-nous pas honorer ceux qui ont été violemment tués ou qui sont morts par suicide? Nous devons leur rendre hommage, dit-elle.

L’un des noms attachés au tipi a été placé par Melissa Kentner, en l’honneur de sa soeur Barbara Kentner. Elle est décédée en 2017, moins de six mois après avoir été heurtée par une boule d’attelage de remorque lancée d’une voiture qui passait.

Nous devrions nous souvenir de Barbara, affirme Chacaby, en qualifiant la récente réduction des accusations contre l’homme accusé d’avoir lancé la boule d’attelage comme une honte.

Des dirigeants autochtones et des membres de la communauté ont aussi dénoncé le changement des accusations contre Brayden Bushby. Son procès est prévu pour octobre.

Melissa Kentner, la soeur de Barbara Kentner, à la suite d'un acte violent à Thunder Bay.

Melissa Kentner place le nom de sa soeur, Barbara Kentner, sur un tipi honorant les personnes qui ont connu une mort violente à Thunder Bay.

Photo : CBC/Jody Porter

Lors de l’événement de mardi, les membres du groupe ont également dénoncé les éléments qui, selon eux, contribuent aux morts dans la ville, notamment la violence policière, la prison du district de Thunder Bay, le système de protection de l’enfance et la pauvreté.

Ces mots étaient également écrits sur de l’écorce de bouleau et placés sur le sol à l’intérieur du cercle de tipis.

Environ 50 personnes ont assisté au rassemblement.

En annonçant l’événement, Not One More Death avait indiqué qu’il s'adressait à des participants autochtones et non autochtones qui souhaitent expérimenter et bâtir de nouvelles formes de relations décolonisées. Nous espérons que ce modèle inspirera la transformation de la société.

Pendant de nombreuses années, la Ville de Thunder Bay n’a jamais vraiment travaillé avec les Premières Nations, affirme Chacaby. Ils ont simplement fait ce qu’ils voulaient faire. Nous avions presque l’impression d’être des étrangers ici. Même les gens qui étaient ici avant l’arrivée des Blancs.

Je ne les attaque pas. Je dis juste ce que j’ai vu pendant toutes ces années, ajoute-t-elle. Le but est d’aider la ville à comprendre les Premières Nations qui vivent ici.

Avec les informations de CBC

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