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Olympiques et Coupe du monde de rugby : Karen Paquin vise un doublé en 2021

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Karen Paquin sourit au gymnase.

La joueuse de rugby Karen Paquin rêve de monter sur un podium olympique à nouveau en 2021.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

La pandémie lui aura peut-être coûté la saison 2020, mais Karen Paquin a bien l’intention de profiter pleinement de ce qui pourrait être la dernière étape de sa carrière. L’athlète de Québec souhaite participer aux Jeux olympiques de Tokyo en rugby, l'été prochain, puis à la Coupe du monde quelques mois plus tard.

2021, ça va être assez chargé, lance Karen Paquin, 33 ans, souriante aux abords du terrain synthétique du PEPS. Elle devait participer aux Jeux de Tokyo cet été avec la formation canadienne de rugby à 7, mais elle a plutôt dû réinventer son entraînement, à Québec, loin du centre national d'entraînement de Victoria, en Colombie-Britannique.

Un coup dur pour la joueuse qui connaissait une renaissance remarquable au sein de l’équipe canadienne après avoir mis derrière elle une sérieuse blessure à un genou qui a menacé sa carrière durant quelques années.

Pas question pour l’ancienne du Rouge et Or de l'Université Laval, toutefois, de s’arrêter en si bon chemin. Son premier objectif demeure les Jeux de Tokyo en 2021, mais elle a récemment signifié à ses entraîneurs qu’elle souhaite aussi faire partie de l’équipe canadienne de rugby à 15, en septembre et octobre, lors de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande. Condenser, en quelque sorte, deux saisons en une.

Je ne pense pas être la seule qui va essayer de le faire. Comme c’est deux petits mois après les Olympiques, la forme va être-là, lance la médaillée de bronze des Jeux de Rio.

Un défi colossal

N’empêche, le défi est ambitieux. D'abord, le tournoi olympique laissera des marques physiquement et mentalement. C’est taxant à tous les niveaux. C’est la fin d’un cycle, donc ça va être un gros défi d’aller rechercher un sommet dans mes performances à peine deux mois après, analyse-t-elle.

Sans compter que le rugby à 7 et le rugby à 15 sont deux disciplines différentes. Il y a beaucoup plus d’espace à 7, mais le jeu va quand même un peu moins vite. À 15, le mur défensif est juste devant toi. Donc, il faut prendre des décisions beaucoup plus rapidement et porter la balle avec plus de conviction d’emblée.

Karen Paquin court avec le ballon poursuivie par des adversaires

Karen Paquin avec l'équipe canadienne

Photo : Rugby Canada

Si une athlète canadienne peut arriver à faire cette transition rapide, c’est bien Karen Paquin. Expérimentée, elle a déjà représenté le Canada au plus haut niveau dans les deux disciplines. Elle vivrait ses deuxièmes Jeux olympiques et sa troisième Coupe du monde de rugby à 15, après celles de 2014 et 2017.

Deux amours qui ne veulent pas mourir

Quelle discipline est sa favorite? Justement, elle n’est pas capable de trancher, lance-t-elle en riant.

Mon corps va au 7, mon cœur va au 15. J’aime le 7 à cause de l’espace et la créativité. Puis, c’est plaisant de pouvoir courir. Le 15, c’est vraiment le cœur de la bataille. C’est se battre pour la fille d’à côté.

Karen Paquin

Quant à savoir si elle accrochera ses crampons après cette grosse année 2021, Karen Paquin rappelle qu’elle avait dit en 2017 que la Coupe du monde serait sa dernière. Fait que là, je ne m’avance plus vraiment à dire que je vais prendre ma retraite. Je commence à arriver sur les derniers milles et j'essaie d’en profiter à chaque match que je joue.

Avec les informations de Jean-Philippe Martin

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