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Iqaluit envisage de construire un nouveau réservoir d'eau potable

Le lac Géraldine, durant l'été.

La Ville d’Iqaluit envisage de construire un nouveau réservoir d’eau potable près du lac Géraldine pour répondre à la demande croissante en eau.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Radio-Canada

La Ville d’Iqaluit envisage de construire un nouveau réservoir d’eau potable pour répondre à la demande croissante de la population et éviter une éventuelle pénurie d’eau.

Le réservoir, qui serait adjacent au lac Géraldine - le réservoir actuel d’eau potable de la ville - contiendrait environ 1,8 million de mètres cubes d’eau.

La Ville évalue à environ 64 millions de dollars le projet d’excavation du nouveau réservoir, dont la construction débuterait en 2023.

Les travaux dureraient trois ans.

Cet espace supplémentaire de stockage d’eau s’appuierait sur la topographie actuelle et consisterait à retenir l’eau dans une berme pour créer un petit barrage, dit la Ville, dans un échange de courriels.

Le 1er septembre, les conseillers municipaux se sont entretenus avec les membres du Service des travaux publics et ingénierie, l’entité responsable des services municipaux essentiels, pour discuter de solutions visant à éviter toute pénurie d’eau.

Nous ignorons pour encore combien de temps le lac Géraldine sera en mesure de répondre aux besoins de la ville.

Municipalité d'Iqaluit, dans un communiqué

À l’heure actuelle, la consommation moyenne par habitant avoisine les 400 litres d’eau par jour, selon la Ville. Celle-ci s’attend toutefois à ce que la croissance de la population augmente cette demande.

Une carte montrant les lacs qui servent à l'approvisionnement d'Iqaluit en eau potable.

La rivière Apex, près d'Iqaluit, est le principal affluent du réservoir d'eau potable de la municipalité, le lac Géraldine. En 2019, la sécheresse de l'été a toutefois tari cette source, ce qui a forcé la Ville à se tourner vers le lac Sans Nom.

Photo : Radio-Canada

Défis d’approvisionnement

Chaque année, les quelque 8000 habitants d’Iqaluit comptent sur une opération de pompage, qui consiste à acheminer d'importantes quantités d'eau de la rivière Apex vers le lac Geraldine, pour avoir accès quotidiennement à de l’eau potable.

La Municipalité tente depuis plusieurs années de trouver des solutions viables à long terme pour s’approvisionner en eau potable.

La croissance de la population d’Iqaluit, qui a augmenté de 20 % depuis 2011, ainsi que les précipitations parfois insuffisantes et les infrastructures vieillissantes sont des facteurs qui augmentent les risques de pénurie d’eau.

Une clôture bloque l'accès au lac Géraldine.

À lui seul,le lac Géraldine ne parviendra pas à répondre à la demande croissante en eau d'ici les prochaines années, selon la Ville.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Ces dernières années, la Ville a failli vivre une telle situation. En 2018 et en 2019, le niveau anormalement bas de la rivière Apex, causé par une sécheresse estivale, l’a contrainte à lancer des mesures d’urgence d’approvisionnement.

Exceptionnellement, la Ville a dû se tourner vers le lac Sans Nom, une autre source d’eau située à l’est d’Iqaluit.

Parmi les autres solutions possibles figure l'extraction de l’eau de la rivière Sylvia Grinnell, située dans le parc territorial du même nom.

Avec les informations de Jackie McKay

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