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Des organismes acadiens pressent Ottawa à moderniser la Loi sur les langues officielles

Blaine Higgs et Justin Trudeau côte à côte lors d'une cérémonie du Congrès mondial acadien le 15 août 2019 à Dieppe au Nouveau-Brunswick.

Le premier ministre Justin Trudeau lors de célébrations de la fête nationale de l'Acadie, le 15 août 2019 à Dieppe, au Nouveau-Brunswick.

Photo : La Presse canadienne / Marc Grandmaison

Radio-Canada

Des organismes représentant les droits des Acadiens et des francophones pressent le gouvernement fédéral à moderniser la Loi sur les langues officielles. Il est possible pour Ottawa de s’attaquer à cette tâche d’ici la fin de l’année, soutiennent ces groupes.

Le discours du Trône du gouvernement Trudeau a été présenté mercredi à Ottawa.

Dans la présentation lue au Sénat par la gouverneure générale Julie Payette, le gouvernement fédéral s’engage à renforcer la Loi sur les langues officielles, adoptée il y a 51 ans, et modifiée en profondeur en 1988, en tenant compte de la réalité particulière du français. Ottawa a la responsabilité de protéger et de promouvoir le français non seulement à l’extérieur du Québec, mais également au Québec, affirme-t-on dans le discours.

Julie Payette et Justin Trudeau sont assis dans des fauteuils près les uns des autres.

La gouverneure générale du Canada, Julie Payette (droite), procède à la lecture du discours trône du gouvernement de Justin Trudeau (gauche) dans la chambre du Sénat.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

La Société nationale de l’Acadie (SNA) n’a pas tardé à réagir au discours du gouvernement Trudeau et à lui rappeler que la modernisation de la Loi sur les langues officielles est retardée depuis plus d’un an.

La SNA demande des actions immédiates pour concrétiser une mise à jour de la loi qui, selon l’organisme, ne peut plus attendre.

Le juriste néo-brunswickois Michel Doucet, qui se spécialise en droits linguistiques, a lui aussi souligné l'intérêt de cette refonte. Il se dit curieux de voir l'incidence qu'aura la nouvelle mouture sur les provinces.

Enjeu de santé et de sécurité publique

Disant comprendre que la pandémie sévissant au Canada a retardé beaucoup de dossiers ces derniers mois, la présidente de la SNA, Louise Imbeault, estime que le travail de l’administration publique peut et doit continuer.

Louise Imbeault devant le monument de l'Odyssée acadienne.

Louise Imbeault, présidente de la Société Nationale de l'Acadie (SNA), le 28 juillet 2020 à Dieppe au Nouveau-Brunswick, devant le monument retraçant l'Odyssée acadienne.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Le groupe affirme que la loi, dans sa forme actuelle, représente un enjeu de santé et de sécurité publique, surtout lorsque les droits des minorités linguistiques sont relégués au second plan dès que la situation se corse.

Pour étayer ces affirmations, la Société nationale de l’Acadie souligne que Santé Canada avait, en avril dernier, éliminé l’exigence d’étiquetage bilingue pour les produits nettoyants importés au pays. Bien que temporaire, cette décision allait à l’encontre de la Loi sur les langues officielles, rappelle la SNA.

Renforcement ou modernisation complète?

De son côté, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada a rappelé que l’objectif qu’elle recherche est une modernisation complète de la Loi sur les langues officielles et non pas un renforcement de ce qui existe.

Disant apprécier la reconnaissance dans ce discours du Trône de la situation particulière du français, la FCFA du Canada se dit curieuse de connaître l’échéancier qu’envisage le fédéral.

Déposer un projet de loi d'ici la fin de 2020, c'est à la fois faisable et souhaitable , a écrit mercredi la FCFA du Canada dans un message sur Twitter. [L]e gouvernement a promis un projet de loi d'ici les Fêtes sur les géants du web. Si cet échéancier est possible pour ce dossier-là, il est possible aussi pour la Loi sur les langues officielles.

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