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MonAvenir révise sa politique sur le choix du mode d’enseignement des élèves

Un élève portant un masque dans un autobus scolaire.

Enseignement à l'école, ou enseignement virtuel? Les familles du CSC MonAvenir auront jusqu'à lundi prochain pour décider une fois pour toutes. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Nicolas Haddad

À partir de lundi prochain, les parents d'élèves du Conseil scolaire catholique MonAvenir ne pourront plus changer d’avis quant au mode d’apprentissage de leurs enfants.

Le conseil a écrit aux parents d’élèves, mardi soir, pour leur indiquer que s’ils veulent faire passer leurs enfants du mode présentiel au mode virtuel, ou vice versa, ils doivent le faire avant le 28 septembre.

L'École secondaire catholique Renaissance vue de l'extérieur.

Le CSC MonAvenir accueille plus de 17 700 élèves et gère 47 écoles élémentaires, une école intermédiaire, 11 écoles secondaires, deux écoles virtuelles et deux établissements combinés, de Peterborough à Niagara, en passant par le comté de Simcoe.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Précédemment, MonAvenir avait indiqué que les familles pourraient réviser leur décision entre le choix de l’apprentissage en ligne ou les cours en personne par trois fois, soit le 28 septembre, le 9 novembre et le 7 décembre 2020.

Rejoint par courriel, le directeur de l’éducation du conseil scolaire, André Blais, a confirmé que les prochaines dates pour faire un changement de mode d’apprentissage sont annulées, et que l’administration évaluera le besoin et déterminera les prochaines étapes, selon l’évolution de la situation.

Ça m'inquiète beaucoup parce qu'on suit avec attention l'évolution de la situation sanitaire en Ontario et on voit que ça ne s'améliore pas, ça se dégrade, souligne Pierre Michaud, un père de famille monoparentale qui a un enfant inscrit dans une école du conseil scolaire MonAvenir.

Peut-être qu'à un moment donné je vais vouloir retirer mon fils de l'école et je n'aurai pas d'alternative.

Pierre Michaud, père d'un élève inscrit dans une école du CSC MonAvenir

M. Michaud s’inquiète pour la santé de ses enfants, mais aussi pour la sienne. S’il tombe malade, cela laisserait ses enfants sans leur unique gardien.

Ça crée beaucoup d'anxiété et de questionnement sur les choix qu'on fait, affirme-t-il.

Dans le courriel envoyé aux parents mardi dernier, le conseil MonAvenir a par ailleurs précisé qu’il est très probable que seul un nombre limité de demandes de changement de mode d’apprentissage reçues avant le 28 septembre pourront être accommodées pour les élèves de la maternelle à la 8e année.

Toutefois, le défi n’est pas le même au palier secondaire (de la 9e à la 12e année). L’administration estime qu’il sera possible de diriger les élèves vers un autre mode d’apprentissage sans avoir à réorganiser les groupes-classes, peut-on lire.

Le conseil MonAvenir attribue sa décision à un manque d’enseignants

Selon André Blais, le directeur de l’éducation du CSC MonAvenir, avec les taux de maladie à la hausse, il est tout à fait compréhensible que les parents aient des craintes quant à la présence de leurs enfants dans des bâtiments scolaires.

Photo d'André Blais qui tient un micro au lancement du nouveau nom du conseil scolaire.

André Blais, le directeur de l'éducation du Conseil scolaire catholique MonAvenir

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Dans la lettre envoyée aux parents d’élèves le 22 septembre dernier, le CSC MonAvenir indique qu’il y a une pénurie de personnel enseignant et il est donc à prévoir qu’il sera difficile d’ouvrir de nouveaux groupes-classes au sein de l’École catholique MAVI. Il n’y a tout simplement plus de personnel disponible.

La pénurie d'enseignants francophones en Ontario ne date pas d’hier : en amont de la rentrée scolaire, de nombreux conseils scolaires francophones ontariens étaient toujours à la recherche de personnel pour pourvoir des postes.

Le CSC MonAvenir est toujours à la recherche de personnel enseignant, a indiqué M. Blais par courriel à Radio-Canada.

Interrogé sur la possibilité que le conseil révise sa nouvelle politique sur les demandes de changement de mode d'enseignement, il a répondu qu’il suivait la situation de très près.

Rejoint par courriel, le Conseil scolaire Viamonde affirme pour sa part qu’il n'envisage pas à l’heure actuelle de modifier les modalités communiquées aux familles concernant la demande de changement de fréquentation scolaire.

Une demande similaire envoyée au Conseil scolaire catholique Providence demeure sans réponse au moment d’écrire ces lignes.

La communication difficile?

Selon le père de famille Pierre Michaud, le CSC MonAvenir communique de façon plutôt unilatérale avec les familles qui ont des enfants inscrits dans ses écoles.

Chaque fois, on semble être mis au pied du mur avec le couteau sous la gorge pour faire un choix, et on se fait dire que le choix va être définitif, déplore-t-il.

Égoportrait de Jennifer Gauthier.

Jennifer Gauthier veut que le conseil scolaire prenne davantage en considération les préoccupations des parents.

Photo : Avec l'autorisation de Jennifer Gauthier

Pour sa part, la mère de famille Jennifer Gauthier a aussi l’impression que le conseil impose des décisions aux parents.

C'est surtout le fait que cette communication nous vient six jours avant la date d'échéance; il faut décider si nous allons continuer à rester à l'école ou si nous allons prendre le mode en ligne. C'est ce qui cause le plus de stress pour les parents, dit celle qui a un enfant inscrit à une école élémentaire de MonAvenir.

C’est comme si on nous avait donné le choix, et là on nous enlève le choix.

Jennifer Gauthier, mère d'un élève inscrit à une école du CSC MonAvenir

Au début du mois de septembre, Mme Gauthier et un groupe de parents d’élèves du Conseil scolaire catholique MonAvenir avaient pris la parole sur les réseaux sociaux pour déplorer un manque de consultation et un manque de communication de la part du conseil.

Ces derniers avaient notamment lancé une pétition pour interpeller le conseil et pour faire part de leurs inquiétudes quant à la sécurité de leurs enfants à l’école. En ligne depuis plusieurs semaines, la pétition a cumulé plus de 465 signatures.

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