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Un autre sit-in à l’Hôpital de Gatineau pour dénoncer le manque de personnel

Il s’agit du troisième à survenir au mois de septembre à l'hôpital de Gatineau.

Un panneau annonçant l'Hôpital de Gatineau.

L’entrée de l'Hôpital de Gatineau. (archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Se rendant compte qu’elles étaient seulement 2 pour 24 patients en chirurgie, des infirmières de l’Hôpital de Gatineau ont refusé de travailler dans la nuit de mardi à mercredi.

Habituellement, l’équipe de nuit à cet étage compte trois infirmières, dont une auxiliaire, ainsi que deux préposés aux bénéficiaires (PAB). Cependant, dans la nuit du 22 septembre, il n'y avait que deux infirmières et un PAB à l’horaire.

Ce qu’on leur demandait, c’est de travailler avec deux infirmières en moins et elles ont refusé, a commenté le président du Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais (SPSO), Patrick Guay.

La transition entre l’équipe de soir et celle de nuit ne pouvant se faire, les infirmières de soir sont restées jusqu’à 3 h 30 du matin et l’administration a transféré les patients dans d’autres unités de l’hôpital, confirme le Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Outaouais (CISSS) de l’Outaouais.

Les infirmières des autres étages ont donc soigné les patients.

Depuis le début de l’été, c’est le bordel

Il s’agit du troisième sit-in à survenir au mois de septembre dans l’établissement de santé.

Pour le syndicat, la situation dure depuis trop longtemps et la pandémie a empiré ce qui était déjà insoutenable.

Je ne comprends pas encore pourquoi l’employeur s'essaie quart après quart et c’est comme ça à l’année longue. Depuis le début de l’été, c’est le bordel. On entend beaucoup parler des autres centres d'activités et très peu des étages de chirurgies, mais c’est la même chose. Si ça déborde ailleurs, c'est sûr que ça déborde sur ces unités-là, a lancé Patrick Guay.

Patrick Guay dans le stationnement d'un hôpital.

Patrick Guay est président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais. (archives)

Photo : Radio-Canada / Laurie Trudel

Le syndicat invite les gestionnaires du CISSS de l’Outaouais à venir évaluer la situation de plus près et à travailler avec les infirmières dans les unités. D’après Patrick Guay, ils vont se rendre à l’évidence que la gestion actuelle ne fonctionne pas.

On essaie de pacter le plus possible les étages pour désengorger les urgences, les soins intensifs. On pacte et on pacte et on pacte et ce n’est pas quelque chose que la population voit et ce n’est pas quelque chose que le gouvernement suit étroitement non plus, a déploré le président syndical.

Que se passera-t-il mercredi soir?

D’après le syndicat, seule une infirmière était à l’horaire dans l’unité mercredi soir, un scénario impensable.

Par courriel, le CISSS de l’Outaouais confirme que la situation est réglée et il y a suffisamment de personnel infirmier ce soir pour offrir les soins de façon sécuritaire aux patients.

Avec les informations d'Alexandra Angers

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