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Hausse des signalements à la DPJ au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Un adolescent appuyé sur une clôture.

La direction de la protection de la jeunesse a publié son bilan de la dernière année.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les signalements d’enfants et d’adolescents en détresse au Centre jeunesse du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont fait un bond important de 21 % durant l’année financière qui se terminait le 31 mars dernier.

La direction de la protection de la jeunesse (DPJ) a retenu 1708 signalements sur les 5809 reçus en 2019-2020.

La mort d’une fillette à Granby en mai 2019 et la mise en place de la Commission Laurent sur la protection de la jeunesse ont certainement contribué à faire grimper les données, selon la directrice de la protection de la jeunesse du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Caroline Gaudreault. Les gens signalent plus parce que quelques fois, ils ont vu quelque chose, mais ils se disaient peut-être que ce n’est pas suffisant. Mais quand on voit ça, on ne veut pas gérer ce genre de risque là avec raison.

La pandémie de coronavirus a toutefois renversé la tendance. La DPJ a enregistré une baisse de 24 % des signalements pendant les mois d’avril, mai et juin, qui correspondent à la période de confinement, en comparaison avec la même période en 2019.

Les enfants ne bénéficiaient pas de la protection des écoles, des garderies ou d’autres organismes a constaté la représentante syndicale de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Nancy Poulin.

Avec l’entrée scolaire qui est débutée, les enfants vont être à nouveau en contact avec les adultes professionnels. Et là, on va probablement constater ce que les enfants ont vécu dans les mois de confinement , ajoute-t-elle. 

La DPJ confirme d’ailleurs un retour à la hausse du nombre de signalements. Ce qui nous est signalé actuellement, ça aurait pu probablement être signalé avant si des yeux et des oreilles avaient été dans l’entourage des gens, croit Caroline Gaudreault.  Des situations sont détériorées comparativement à ce qu’on aurait pu avoir.

D'après le reportage de Gilles Munger

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