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Les conservateurs n'appuieront pas le discours du Trône

Le Bloc québécois et le NPD, par contre, n'ont pas encore fait savoir s'ils allaient voter avec ou contre le gouvernement.

Gérard Deltell.

Le Parti conservateur votera contre le discours du Trône. Même si ce vote devait faire tomber le gouvernement Trudeau.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Évoquant un discours élitiste et « typiquement libéral », le Parti conservateur du Canada (PCC) a fait savoir mercredi après-midi qu'il n'appuiera pas le discours du Trône du gouvernement Trudeau.

Son chef Erin O'Toole ayant contracté la COVID-19, c'est la cheffe adjointe Candice Bergen et le leader parlementaire Gérard Deltell qu'avait délégués le PCC mercredi pour réagir au texte lu plus tôt par la gouverneure générale Julie Payette.

Nous sommes déçus de ce discours du Trône, a pesté M. Deltell, en point de presse. Nous ne pouvons pas l'appuyer.

Le député conservateur voit dans l'allocution de Mme Payette la preuve que la prorogation du Parlement, décrétée le 18 août dernier, ne servait qu'à sortir les libéraux de la situation politique délicate où ils se trouvaient cet été, au moment où des comités parlementaires amorçaient l'étude du contrat accordé à UNIS.

J’invite les Canadiens à la prudence. Ce discours du Trône est typiquement libéral. Beaucoup de mots, beaucoup de mots-clés qu'on doit répéter, beaucoup d'images qui peuvent frapper l'imaginaire, mais sans résultats concrets.

Gérard Deltell, leader parlementaire du Parti conservateur du Canada

Le discours du Trône, selon M. Deltell, n'annonce rien de bon pour le déficit, qui se creuse un peu plus chaque semaine. Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est lancer le Canada encore une fois dans les dépenses qui vont être payées par nos enfants et nos petits-enfants, a-t-il déploré.

Le Bloc lance un ultimatum aux libéraux

Tenu à l'écart lui aussi par le coronavirus, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a d'abord déclaré sur Twitter qu'Ottawa n’a rien écouté des demandes urgentes et légitimes du Québec et des provinces qui, toutes, ont besoin qu’Ottawa respecte les compétences du gouvernement des Québécois et de ceux des provinces, d’abord en santé.

M. Blanchet faisait ainsi référence à la sortie des premiers ministres du Québec, de l'Ontario, de l'Alberta et du Manitoba qui, d'une voix commune, ont exigé vendredi dernier une hausse des transferts en santé de 28 milliards de dollars d'ici l'an prochain, afin de porter à 35 % la contribution annuelle du gouvernement fédéral en santé.

Dans son tweet, il n'a toutefois pas précisé si sa formation entendait, à l'instar du Parti conservateur, voter contre le discours du Trône. Mais il a précisé sa pensée en entrevue avec Patrice Roy sur ICI RDI.

M. Trudeau a une semaine pour répondre favorablement à la demande formelle du Québec pour des transferts en santé, a-t-il lancé. Et s'il ne s'exécute pas, vous pouvez compter sur nous pour voter contre ce discours du Trône.

Le NPD négocie la survie du gouvernement

Jagmeet Singh se retrouve lui aussi entre l'arbre et l'écorce. Interviewé à ICI RDI après la lecture du discours du Trône, le chef du Nouveau Parti démocratique a refusé de dire comment sa formation se comporterait lors de son retour aux Communes.

On est prêts à aller en élections, mais c’est une décision que je ne veux pas prendre sans réfléchir, a-t-il expliqué, se disant conscient de l'impact d'un tel vote, qui pourrait entraîner la chute du gouvernement Trudeau.

Mon but, ce n'est pas de trouver une façon de faire plonger le pays dans une élection.

Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique

Les néo-démocrates avaient soumis aux libéraux deux conditions pour obtenir leur appui : le prolongement de la PCU, qui doit prendre fin dans une semaine, et l'octroi d'une banque de congés de maladie de 10 jours aux travailleurs qui n’en ont pas. Or, ces deux enjeux n'ont pas été abordés directement dans le discours du Trône, ce que déplore Jagmeet Singh.

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