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La protection du béluga au cœur des discussions aux audiences du BAPE

Un béluga.

Les bélugas sont au cœur des discussions lors des audiences du BAPE qui se déroulent à Chicoutimi.

Photo : Courtoisie : Alexandre Shields

Flavie Villeneuve

La protection des mammifères marins et plus précisément celle des bélugas présents dans la rivière Saguenay sont au cœur des discussions depuis mardi soir aux audiences du BAPE. Mardi et mercredi, la thématique du transport maritime et de ses impacts était abordée.

La directrice principale des affaires publiques de GNL Québec, Stéphanie Fortin, a mentionné mercredi après-midi qu’il y a des incertitudes scientifiques quant au déclin du béluga.

Appelé au micro, le directeur scientifique du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), Robert Michaud, a rétorqué qu’il existe un consensus sur les causes du déclin du béluga : la contamination chronique, les dégradations de l’abondance des ressources alimentaires et le dérangement par le bruit.

Réduire le bruit

Selon Robert Michaud, le problème du bruit devrait être un enjeu de taille à régler rapidement pour protéger la population de bélugas.

Lors des audiences de mardi, Marc Gauthier, de la firme WSP, avait présenté les résultats d’une étude de GNL Québec qui stipulait que 96 % à 98 % du temps, il n’y a pas de bruit sur la rivière Saguenay. Avec la présence de GNL Québec, les chiffres descendraient à 90 % de tranquillité pour les bélugas, selon WSP.

Ce pourcentage est tout de même préoccupant, selon Robert Michaud, du GREMM. Le chercheur a rappelé mercredi que le fjord du Saguenay est une zone de tranquillité pour les bélugas du fleuve Saint-Laurent.

Ça affecterait tous les utilisateurs. Il ne faudrait plus du tout de navires dans le Saguenay?, a alors demandé le commissaire Laurent Pilotto.

On ne veut pas arrêter le trafic maritime, mais on fait une mise en garde pour réduire le trafic, car quand les zones tranquilles ne le seront plus, il n’y aura plus de solution, a répondu M. Michaud.

Encore une fois, les membres de Pêches et Océans Canada auraient voulu être entendus dans ce dossier. Le président de la commission d’enquête du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement sur le projet de GNL Québec, Denis Bergeron, a rappelé que les membres devraient être présents vendredi matin pour une séance spéciale.

Charte pour les bélugas

On est conscients que les activités de GNL Québec pourraient avoir un impact sur la population des bélugas, c’est pour ça qu’on s’engage avec cette charte, a rappelé la directrice principale des affaires publiques de l’entreprise, Stéphanie Fortin.

La directrice principale des Affaires publiques de GNL Québec, Stéphanie Fortin.

La directrice principale des Affaires publiques de GNL Québec, Stéphanie Fortin, répond aux questions qui lui sont posées par les participants aux audiences du BAPE.

Photo : Radio-Canada / Rémi Tremblay

La charte d’engagements environnementaux pour la protection des mammifères marins est destinée à l’adoption des meilleures pratiques par GNL Québec : optimisation des navires pour réduire l’intensité acoustique, mais aussi programme de gains sonores. Ce programme de 5 millions de dollars, que proposerait la compagnie dès qu’elle serait en phase d’exploitation, serait géré par un comité indépendant chargé de déterminer qui y serait admissible.

Pour plus de précisions, GNL Québec s’engage par exemple à aider financièrement une entreprise de navigation qui voudrait acquérir des moteurs moins bruyants ou encore à financer une entreprise qui voudrait installer un système de murs de bulles pour absorber le bruit subaquatique.

Questionné sur cette charte par Laurent Pilotto, Robert Michaud a répondu que c’est un geste responsable et nécessaire, mais que la compagnie ne devrait pas être jugée sur ce point, qui est une promesse.

Durant les audiences de mercredi après-midi, une trentaine de personnes étaient présentes pour poser leurs questions.

Informations sur les méthaniers dans la rivière Saguenay

  • Remplissage d’un méthanier : 14 h à 15 h
  • Manœuvre de démarrage ou d’amarrage : 1 h 30
  • Un transit par jour
  • 400 passages par an

Source : GNL Québec

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