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Les classes extérieures se multiplient à l’école Saint-Joseph de Val-d’Or

Des élèves écoutent une enseignante, travaillant sur une grosse roche dans la cour d'école.

La pandémie aura permis de trouver des façons originales d'enseigner.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Un an après avoir inauguré sa première classe extérieure, l’école primaire Saint-Joseph de Val-d’Or élargit son projet en invitant ses enseignants à multiplier les activités pédagogiques en plein air.

Selon la directrice Manon Lanthier, l’équipe-école vivait une belle première année d’adaptation à l’utilisation de sa classe extérieure quand la pandémie de COVID-19 a frappé, au printemps dernier.

Au retour en classe en mai, le besoin de faire sortir davantage les élèves s’est fait sentir. La direction a alors mis en place une formule prévoyant deux périodes par jour à l’extérieur, dans des zones spécifiques autour de l’école.

Deux élèves écrivent sur une tablette placée sur une souche, dans la cour d'école.

Il est important de distinguer les périodes à l'extérieur des récréations.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

On voulait que les enfants aient une chance d’évacuer leur anxiété, d’avoir de l’espace pour bouger, explique la directrice. De fil en aiguille, les enseignants ont davantage planifié leurs périodes à l’extérieur et on a équipé les classes pour sortir. La pandémie nous aura donné les conditions gagnantes pour poursuivre cet automne, alors tous nos 400 élèves sont de retour. On a l’environnement autour de l’école pour ça, on serait fous de ne pas en profiter.

Stimulant pour tous

Pour cette rentrée, les enseignants peuvent adapter l’horaire de leur classe à leur guise en y ajoutant des périodes de cours à l’extérieur, que ce soit dans la classe construite à cette fin ou encore dans les espaces environnants. Des sciences aux mathématiques en passant par le français ou encore la musique, tout peut y être enseigné.

C’est challengeant parce que ça nous demande de la créativité, reconnaît Julie Nadeau, enseignante en troisième année. Il a fallu changer nos pratiques pédagogiques, mais le fait d’être sur le terrain, en nature, c’est stimulant autant pour moi que pour les élèves. Au printemps, j’ai vu de belles retombées chez les enfants. Plusieurs étaient anxieux et ça leur a fait beaucoup de bien de venir dehors.

Pas une récréation

L’un des défis pour les enseignants est évidemment de faire comprendre aux élèves qu’il ne s’agit pas d’une période de jeu, mais bien d’apprentissage.

C’est sûr que ça prend une intention claire, sinon ça devient comme une récréation, souligne Stéphanie Church, enseignante en deuxième année. Mais en même temps, ça permet aussi de toucher plusieurs matières. Ce matin, on fait des arts plastiques, des maths et du français écriture juste en une sortie. Ça permet aussi de voir plein de choses en dehors du contexte de la classe, à mieux apprendre à connaître les élèves et les défis. C’était beau de les entendre dire qu’ils avaient hâte de sortir.

Maintenir le rythme en hiver

L’objectif pour les enseignants sera de maintenir le rythme et de s’adapter aux contraintes à venir, en saison hivernale.

Des élèves écoutent une enseignante, assis sur le terrain de l'école.

Les apprentissages se sont aussi bien en plein air qu'en classe.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Ce n’est pas toujours évident à mettre en place dans une planification hebdomadaire. Il faut être rigoureuse, mais je m’attends à sortir de deux à trois fois par semaine, souligne Julie Nadeau.

On a toujours le goût d’en faire plus, mais c’est quand même une bonne réorganisation. On verra ce qu’on peut faire avec l’hiver qui arrive. Disons que je consulte souvent Météomédia!, conclut Stéphanie Church.

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