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Gestion des déchets ultimes : bientôt une solution régionale en Outaouais

Un semi-remorque quitte le centre de transbordement de Gatineau.

Une fois traités, les déchets prennent la direction des sites d'enfouissement de Sainte-Sophie ou de Lachute (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Ville de Gatineau a déposé mardi une demande d'aide financière pour compléter les dernières phases d'une étude qui pourrait mener à l'installation d'un incinérateur. Celui-ci pourrait éliminer ce qu'il reste de poubelles pour tout l'Outaouais.

Cette demande de financement pour la deuxième phase d’une étude devrait mener au choix d’une technologie et d’un site pour l’élimination des déchets à même l'Outaouais.

Selon la première phase de l'étude complétée en 2018, 180 000 tonnes de déchets sont produites en Outaouais, dont plus de la moitié est envoyée à l’enfouissement.

Cela représente des coûts de plusieurs millions de dollars pour les MRC et la Ville de Gatineau, comme le souligne le préfet de la MRC de Papineau, Benoit Lauzon.

On sait que c’est vraiment le transport qui coûte le plus cher aux municipalités.

Benoit Lauzon, préfet de la MRC de Papineau

Je pense qu’il est temps qu’on s’occupe de nos déchets au niveau municipal, fait-il valoir en entrevue. Ce dernier est d’avis qu’une solution régionale profiterait aux citoyens des quatre MRC de l’Outaouais.

Photo du maire devant l'hôtel de ville.

Benoit Lauzon, maire de Thurso. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

M. Lauzon estime toutefois qu’il faudra évaluer l’acceptabilité sociale avant de choisir un lieu.

Tout doit se faire à l’intérieur. On ne veut pas avoir des amas d’ordures à proximité des périmètres urbains, précise-t-il. En regardant ce qui se fait ailleurs au Québec, le préfet pense qu’on pourra trouver la meilleure technologie possible tout en réduisant les coûts associés au transport des déchets.

Une solution à l’enfouissement

Les programmes de compostage et de recyclage vont permettre de réduire le volume de déchets ultimes, sans les éliminer complètement.

Les déchets ultimes correspondent à toute matière qui ne peut être réutilisée, recyclée ou valorisée et qui est destinée à l’enfouissement.

En 2018, une chaire de recherche de l’école Polytechnique de Montréal indiquait que la région de l’Outaouais pourrait toujours gérer 50 000 tonnes de déchets résidentiels dans 20 ans.

On augmente le tonnage à 100 000 si on ajoute les déchets des institutions, des commerces et des industries puis à 200 000 si on ajoute la Ville d’Ottawa.

Il n’y a pas que l’enfouissement comme solution envisagée, surtout pour un si gros volume de déchets, selon la conseillère municipale du district du Plateau à Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette.

Il y a vraiment deux options qui sont sur la table soit l’incinération ou la gazéification.

Maude Marquis-Bissonnette, conseillère municipale, district du Plateau

Dans les prochaines étapes, ça va être important de connaître l’intérêt de la Ville d’Ottawa pour une solution régionale, explique-t-elle. On le voit dans les chiffres, ils font une différence dans les choix possibles.

Maude Marquis-Bissonnette répond aux questions d'une journaliste à la Maison du citoyen.

La conseillère municipale du district du Plateau, Maude Marquis-Bissonnette. (Archives)

Photo : Radio-Canada

D'ailleurs, si on ajoute le tonnage de déchets ultimes en provenance d’Ottawa, on se retrouve avec 200 000 tonnes de déchets, ce qui rend envisageable la possibilité d’utiliser un incinérateur.

Un projet similaire a déjà été proposé pour la capitale nationale en 2012, rappelle la conseillère municipale. N’ayant reçu aucune offre de promoteurs en raison du trop petit volume de déchets, le projet avait finalement avorté.

Coûts, technologie, emplacement et tonnage; plusieurs facteurs devront être pris en compte dans la dernière phase de l'étude qui devrait permettre aux élus de l'Outaouais de prendre une décision sur une solution régionale. L'étude sera complétée au printemps prochain.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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