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Des règles plus souples pour les visites auprès des personnes en fin de vie

Une proche aidante tient la main d'une personne âgée.

Une proche aidante tient la main d'une personne âgée.

Photo : iStock

Érik Chouinard

Avec la deuxième vague de COVID-19, le ministère de la Santé et des Services sociaux ne sera pas aussi sévère pour les visites de proches auprès des personnes en fin de vie dans les différents établissements de santé.

Ce printemps, au plus fort de la crise, il était très difficile de visiter ceux en centres d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD) à cause de l’accès très restreint à ces établissements.

La nature que prendront les assouplissements semble surtout être un prolongement des mesures qui ont été établies à la fin du printemps et dépendra du niveau d’alerte régionale.

Depuis que nous sommes en zone orange, les mesures viennent de changer et les visiteurs ne sont pas permis, sauf dans un contexte de fin de vie, relate d'ailleurs le médecin de famille à l’hôpital Jeffery Hale, spécialisé en gériatrie et soins palliatifs, François Piuze à l’émission Première heure.

Pour l’instant, du côté du CIUSSS de la Capitale-Nationale, on indique que seules les visites nécessaires à des fins humanitaires et celles de personnes proches aidantes apportant une aide significative à un résident sont autorisées dans les CHSLD.

Dans les résidences privées des aînés (RPA), les visites sont permises, mais jusqu’à un maximum de six personnes présentes à la fois, incluant le résident, dans l’unité locative.

Les apprentissages de la première vague

Au début de la crise, le confinement demeurait très strict dans les établissement de santé. Personne n’était admis sauf dans les dernières 24 h. Ça posait de grandes limites, parce que les gens arrivaient et leurs proches étaient agonisants. Il n'y avait plus trop de contact ou alors le contact était très court et non significatif, rappelle François Piuze.

Éventuellement, les visites ont été permises dès que le patient était en fin de vie et entrait en soins palliatifs. Cette même règle est encore en vigueur, c’est donc toujours quatre visiteurs maximum par jour et une à deux personnes à la fois.

Ainsi, en ce moment, pour quelqu’un qui est en CHSLD, mais qui n’est pas mourant, les visites sont interdites. Il aura tout de même le droit à ses proches aidants qui peuvent être trois personnes différentes et qui peuvent venir tous les jours, précise le médecin de famille.

Il insiste aussi sur l'importance d'être accommodant envers les proches et les personnes en fin de vie. J'espère que toute ma vie je vais continuer à me servir de mon jugement dans mon travail. Je ne peux pas parler pour tous les endroits, mais c'est ce que je fais et c'est ce que mes collègues font, remarque-t-il.

La différence entre visiteur et proche aidant

Pour les proches aidants, l'approche est différente, mais ce n’est pas tout le monde qui peut être considéré comme tel. La personne doit avoir un rôle significatif à jouer auprès de la personne, soit en contribuant à ses soins physiques ou en contribuant dans le support et l'accompagnant psychologique , décrit François Piuze.

Pour s’assurer que les mesures soient respectées, peu importe leur statut, toutes les personnes doivent annoncer leur venue et signer un registre. Des gardes de sécurité surveillent aussi les entrées des établissements.

Les gens sont aussi questionnés sur leurs symptômes, ils ne peuvent évidemment pas rentrer s’ils en ont, ajoute le médecin de famille.

Avec les informations de Claude Bernatchez et de Guylaine Bussière

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