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Procès Matthew Raymond : « Ce n'est pas de ma faute, ils m'ont forcé à le faire »

Le procès de Matthew Raymond a repris mercredi matin à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, après avoir été interrompu pendant une semaine.

Menotté et escorté de policiers, Matthew Raymond descend d'un véhicule du shérif dont la porte s'ouvre directement sur une porte du palais de justice.

Matthew Raymond arrive à son procès le 15 septembre 2020 à Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

Matthew Raymond, accusé d'avoir tué quatre personnes à Fredericton en 2018, aurait affirmé dans l'ambulance qu'il n'était pas responsable de leur mort, selon le témoignage d'une femme qui était à l'époque étudiante en techniques ambulancières.

Ceilidh Bowen, qui travaille aujourd'hui comme technicienne médicale au sein des Forces armées canadiennes, a raconté aux jurés, mercredi, qu'elle se trouvait dans une des ambulances appelées sur les lieux de la fusillade le matin du 10 août 2018.

Elle a relaté que l'accusé semblait avoir trois côtes fracturées et trois blessures par balle à l'abdomen. Dans l'ambulance, elle l'a entendu marmonner que les victimes étaient devant sa fenêtre et se moquaient de lui. Ce n'est pas de ma faute, ils m'ont forcé à le faire, aurait-il dit lors de son transport à l'hôpital, selon elle.

Le procès de Matthew Raymond a repris mercredi matin, après une brève interruption la semaine dernière. L'accusé fait face à quatre chefs de meurtre au premier degré relativement à la mort des policiers municipaux Robb Costello et Sara Burns, ainsi que des civils Donnie Robichaud et Bobbie Lee Wright, le 10 août 2018. Les quatre victimes ont été abattues dans le stationnement d'un immeuble d'appartements.

Le 15 septembre, à l'ouverture du procès, les avocats de Matthew Raymond ont reconnu que leur client avait tué les quatre victimes, mais ont plaidé que l'accusé n'était pas criminellement responsable en raison d'un trouble mental.

Ceilidh Bowen a affirmé aux jurés n'avoir entendu rien d'autre de la bouche de l'accusé durant le transport d'une dizaine de minutes jusqu'à l'hôpital. Elle a mentionné que Matthew Raymond ne semblait pas souffrir d'importantes douleurs.

Les policiers ont atteint le suspect en tirant à travers la fenêtre de son appartement.

Des carnets et des bouts de papier

Un autre témoin, l'agent Stéphane Sabourin de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), a présenté divers éléments saisis à l'intérieur de l'appartement de Matthew Raymond à la suite de son arrestation.

Parmi les documents saisis, on retrouve un carnet de notes et d'autres bouts de papier remplis de chiffres. Sur l'une des notes, on peut lire en anglais Merci Seigneur pour ton 87 égal.

D'autres notes portent sur des remarques au sujet d'objets qui auraient été déplacés dans son appartement. Quelqu'un ou plusieurs personnes étaient dans mon appartement sans m'avertir, peut-on lire sur l'une des notes.

Le jury a également pu entendre Brendan Doyle, qui possédait un café au centre-ville de Fredericton fréquenté par Matthew Raymond en 2017. Il a affirmé que l'accusé venait souvent au café pour consulter des magazines sur les vélos ou les jeux vidéo et discuter avec le personnel.

Cependant, M. Doyle dit avoir remarqué qu'au fil du temps, Matthew Raymond a délaissé les publications sur les vélos pour s'intéresser davantage aux magazines spécialisés dans les jeux vidéo violents et les armes à feu.

En juin 2017, M. Doyle dit avoir vu Matthew Raymond habillé en homme-sandwich devant l'hôtel de ville, arborant une affiche disant : Non à la Charia - la loi islamique. Brendan Doyle a souligné que c'était au moment où les réfugiés syriens ont commencé à arriver au Canada.

Après avoir abordé Matthew Raymond, celui-ci lui aurait recommandé de visionner plusieurs vidéos disponibles en ligne. Craignant de voir ce client régulier harceler le reste de sa clientèle avec ce genre de propos, Brendan Doyle lui a demandé d'aller ailleurs dorénavant, ce que Matthew Raymond aurait accepté de faire.

En octobre 2019, il avait été jugé que son état psychologique le rendait à ce moment-là inapte à subir un procès.

Son aptitude a été réévaluée en août dernier, et le jury a conclu qu’il était cette fois en mesure d’être jugé.

Avec les informations de La Presse canadienne

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