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À son procès, le massothérapeute Patrick Chénard nie plusieurs allégations

Patrick Chénard descend les marches extérieures du palais de justice, précédé sur le trottoir par son avocat Yves Desaulniers.

L'accusé Patrick Chénard (gauche) et son avocat, Yves Desaulniers (droite) au palais de justice de Mont-Joli

Photo : Radio-Canada / Alexandre Courtemanche

Le massothérapeute et kinésiologue Patrick Chénard a nié de nouveau, mercredi, avoir eu des contacts de nature sexuelle avec deux autres plaignantes lors de séances de massage survenues en 2018. L’audience se déroulait au palais de justice de Mont-Joli.

L’homme de 28 ans fait face à 11 chefs d’accusation d’agression sexuelle et un chef d’exploitation sexuelle, pour des faits allégués qui se seraient produits en novembre 2015 à Trois-Rivières et entre janvier 2016 et avril 2018 à Rimouski.

Devant le tribunal, l’accusé a affirmé que plusieurs gestes allégués par les plaignantes n’avaient jamais eu lieu. Il a d’ailleurs qualifié plusieurs de ces gestes d’impossibles.

Patrick Chénard a rencontré l’une des présumées victimes lors de traitements en 2017, puis en 2018, dans le cadre de tests sur les effets de la musique lors d'un massage de détente.

L’avocat de l’accusé, Yves Desaulniers, s’est attardé à la séance qui a eu lieu en 2018.

Pendant l’interrogatoire, Patrick Chénard a notamment soutenu qu’il n’aurait pas pu passer sa main sous le corps de la plaignante, vers son ventre, pour ensuite atteindre ses parties génitales, près de l’ouverture des grandes lèvres, comme elle l’a allégué dans son témoignage.

Il a reconnu qu’il avait effectivement travaillé sous elle alors qu’elle était sur le ventre, mais qu’il s’était arrêté légèrement en bas du nombril.

Le passage est impossible vers le bas, c’est-à-dire, vers son pubis, si la personne ne se relève pas de la table, a-t-il dit. Je ne me suis pas dirigé à son pubis et c’est impossible, a-t-il ajouté.

L’accusé a aussi nié avoir massé toute la fesse de la plaignante jusqu’à la moitié du dos. Il a dit ne jamais masser toute la fesse en même temps et qu’il est impossible de traiter la fesse jusqu’au milieu du dos dans la même séquence.

Patrick Chénard a confirmé avoir passé une partie de sa main sous les sous-vêtements de la présumée victime dans un mouvement de la cuisse vers le nombril, mais a nié avoir passé sa main sur ses parties génitales en l’exécutant.

Ma main n’est pas sur le pubis et encore moins près de l’ouverture des grandes lèvres, a-t-il soutenu.

Patrick Chénard a par ailleurs affirmé être demeuré à un pouce du drap couvrant les sous-vêtements de la plaignante pendant le massage des cuisses.

Je ne touche pas à sa lèvre, à son pubis, en aucun moment, a-t-il insisté.

Il a aussi témoigné qu’il avait partiellement inséré ses mains sous le drap attaché aux sous-vêtements de la plaignante dans un mouvement du haut du dos vers le haut des fessiers.

Autre massage de détente en 2018

L’accusé a ensuite été appelé par son avocat à témoigner sur une séance de massage qui a eu lieu en 2018 avec une autre présumée victime dans le cadre de ses tests sur la musique.

Il dit l’avoir invité à participer dans un message envoyé sur Facebook.

Devant la cour, l’homme de 28 ans a nié avoir touché aux parties génitales de la plaignante en massant ses cuisses et a dit s’être plutôt arrêté au pli de sa fesse. C’est impossible à ce moment-là d’avoir un contact, a-t-il affirmé.

Il a aussi réfuté avoir passé ses deux mains entre les seins de la plaignante pour se rendre jusqu’à son pubis.

Patrick Chénard a expliqué qu’il était impossible que ses mains aient été côte à côte entre les seins de la présumée victime et qu’il était physiquement impossible pour lui de se rendre jusqu’à son pubis. Il a précisé s’être arrêté à son nombril.

Non seulement je n’ai pas fait le geste, mais pour moi, c’est impossible, a-t-il répété.

Il a soutenu qu’il n’avait passé ses mains sur les seins de la plaignante en aucun moment et que sa poitrine n’avait jamais été à découvert.

L’accusé a par contre confirmé avoir exécuté un mouvement du dos de la plaignante vers le haut de ses fesses.

En fin de journée, Patrick Chénard a commencé à livrer sa version des faits sur ses rencontres avec une autre plaignante en 2017 et en 2018.

Jusqu'à présent, l’homme de 28 ans s'est prononcé sur les événements relatifs à six plaignantes. Onze ont témoigné lors du procès qui s'est amorcé le 6 janvier 2020.

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