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COVID-19 : un propriétaire de bar assure que la chicha est sans risque

Le signe d'un bar à chicha à Winnipeg.

Roy Brar, le propriétaire d'un bar à chicha à Winnipeg, estime que la pratique peut être sécuritaire.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

Radio-Canada

À Winnipeg, le copropriétaire d'un bar à chicha remet en question l'interdiction de la pratique par la province en vertu des restrictions de la COVID-19, affirmant que cela peut être fait de manière propre et sécuritaire.

Le Siraj Café & Hookah Lounge a reçu quatre amendes en août, d'une valeur de 2542 $ chacune, pour ne pas avoir respecté les ordres de santé publique, en particulier en permettant l’utilisation du narguilé.

Un narguilé, aussi appelé chicha, est une pipe à eau spéciale utilisée pour fumer du tabac souvent mélangé à des arômes.

Roy Brar, qui est le copropriétaire du bar, affirme que son établissement n’a plus offert de chicha depuis qu'il a reçu les amendes, ce qui a entraîné une forte baisse de ses revenus. Il ajoute qu’il a perdu la plupart de ses clients réguliers qui venaient spécialement pour fumer.

On avait beaucoup d’habitués, toujours les mêmes personnes qui venaient tous les jours, dit-il. On a perdu tout le monde, on ne les voit plus et cela fait maintenant plus d’un mois.

Les salons à chicha pourraient être fermés par la santé publique

Comme l'établissement n'a pas encore de permis pour vendre de l'alcool, il se débrouille pour l'instant avec des plats à emporter. Roy Brar dit qu'il a dû licencier tout son personnel.

Siraj n'est pas le seul salon de narguilé à avoir été condamné à une amende pour avoir offert ce service. Arabian Dreams, Layla's Café & Hookah Lounge, Arabesque Hookah Café & Lounge, Ibex Ethiopian Restaurant & Lounge et Ramallah Café After Hours ont également reçu des amendes depuis le début de la pandémie.

Des clients dans un bar à chicha.

Des clients dans un bar à chicha (archives).

Photo : Radio-Canada

Lors de la conférence de presse sur la COVID-19 lundi, le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin, a déclaré que la pratique n'était pas autorisée en vertu des ordonnances de santé publique actuelles et que les établissements qui ne respectaient pas les règles pourraient être fermés.

Trouver une façon sécuritaire

Toutefois, Roy Brar dit qu'il pense que la pratique peut être effectuée en toute sécurité. Il explique qu'il a commandé des milliers d'embouts buccaux et de tuyaux jetables afin que les clients ne partagent pas le même bout de pipe. Les pièces de narguilé vont également au lave-vaisselle et peuvent être facilement nettoyées entre les utilisations, assure-t-il.

Il a même envoyé une vidéo montrant comment une chicha pouvait être utilisée en toute sécurité au service de santé publique de la province, mais il n’a pas eu de réponse, dit-il.

J'ai proposé de faire tout ce qui était possible pour remettre le narguilé en marche.

Selon un porte-parole de la province, l'interdiction du narguilé dans les salons était basée sur le risque de transmission de la COVID-19 qu'ils représentent, et la santé publique n’envisage pas de les autoriser à rouvrir.

Pour l'instant, Roy Brar dit que les pièces jetables qu'il a commandées vont être gaspillées. Il espère que son permis d'alcool sera bientôt approuvé afin que son restaurant puisse rester à flot.

Selon des informations de Sarah Petz

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