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La DPJ Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine se dit prête pour la seconde vague de COVID-19

Un enfant est assis dans un escalier.

Un enfant dans un escalier

Photo : CIUSSS

Au plus fort de la première vague de la pandémie de COVID-19, la Direction de la protection de la jeunesse de la région avait constaté une diminution de 40 % du nombre de signalements. Mais le retour à l'école et les leçons tirées de cette période permettent de croire que les enfants qui ont besoin d'aide ne seront pas, de nouveau, les victimes collatérales de la pandémie.

Déjà, le nombre de signalements est en augmentation depuis la rentrée des classes, ce qui constitue une bonne nouvelle, car ces cas n'étaient pas parvenus aux oreilles de la DPJ avant.

Il y a des jeunes qui, lorsque l'école a recommencé, sont vite allés s'adresser aux gens de confiance, soit leur éducateur ou leur professeur de l'année dernière, par exemple, observe la responsable de la centrale des signalements, Marie-Frederick Lamy.

Bien que le nombre de signalements hebdomadaires depuis la rentrée n'atteint pas la moyenne des dernières années, ils s'en rapprochent. On avait une moyenne entre 30 et 35 signalements par semaine, on est présentement entre 25 et 30, explique la directrice de la protection de la jeunesse de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Michelle Frenette.

Diminution des signalements entre avril et juin 2020

Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine : - 41 %

Moyenne du Québec : - 20,5 %

Selon Michelle Frenette, la DPJ est mieux outillée maintenant qu'elle ne l'était au printemps dernier pour maintenir un contact avec les enfants et les familles.

La première vague, on a tous été dans le quotidien, mais aujourd'hui, on s'est adapté au niveau technologique, des ordinateurs portables sont disponibles, des équipements de protection aussi.

Michelle Frenette, directrice de la protection de la jeunesse, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Mais ce qui fait la grosse différence, ce sont les écoles.

Le fait qu'elles demeurent ouvertes changera la donne, particulièrement auprès des adolescents qui contrairement aux jeunes du primaire, n'ont pas fréquenté les classes en mai et en juin dernier.

Des élèves du campus collégial de Carleton-sur-Mer sont devenus professeurs d'histoire durant quelques minutes dans une classe de 6e année à l'école Bourg de Carleton-sur-Mer

Une classe de 6e année à l'école Bourg de Carleton-sur-Mer

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Les écoles sont souvent les yeux et les oreilles de la DPJ. Et si l'une d'elle devait fermer ses portes à cause d'une éclosion de cas de COVID-19? On veut éviter de fermer l'accès aux enfants, on va avoir des moyens technologiques au niveau scolaire pour maintenir un contact avec les familles, la première vague nous a permis de nous préparer à la deuxième , précise la directrice régionale de la protection de la jeunesse.

Bilan 2019-2020 : hausse des signalements

La DPJ Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine a présenté mercredi son bilan annuel couvrant la période entre le 31 mars 2019 et le 31 mars 2020.

Malgré la pandémie qui a entraîné une diminution des signalements en mars, ceux-ci sont à la hausse de 8 % pour l'année. L'an dernier, on avait assisté à une diminution des signalements reçus de l'ordre de 9 %.

Des 1706 signalements reçus, 733 ont été retenus. Il s'agit aussi d'une hausse de 26 % par rapport à 2018-2019.

Des enfants s'amusent sur une glissoire.

Des enfants s'amusent au parc.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

À la DPJ, on explique difficilement ces fluctuations, mais elles suivent une tendance nationale.

Les données régionales ne se distinguent pas particulièrement des données provinciales, sauf en ce qui concerne la justice pénale pour les adolescents, où l'on a observé une diminution plus marquée en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

Services dans le cadre de la Loi sur la justice pénale pour les adolescents

Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine : - 26 %

Québec : - 9 %

Près d'un signalement retenu sur trois concerne la négligence. Si l'on ajoute les mauvais traitements psychologiques, cela constitue 54 % des cas.

On note aussi trois cas d'abandon dans la région.

Malgré cette hausse, aucun enfant n'est en attente pour son évaluation, précise Michelle Frenette.

Par contre, en termes de ressources humaines, c'est un défi depuis plusieurs années, précise-t-elle.

C'est dans la MRC Côte-de-Gaspé que l'on dénombre le plus grand nombre de signalements, avec 22 par 1000 habitants.

Aux Îles-de-la-Madeleine, endroit où l'on remarque le plus bas taux de signalements, on en comptabilise  109, soit 9 par 1000 habitants.

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