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Hausse de 12 % des signalements à la DPJ cette année

Elle pose devant une affiche montrant des enfants souriants

Linda See, directrice de la DPJ du CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La Direction de la protection de la jeunesse du Québec fait état d’une augmentation de 12 % de signalements par rapport à l’année dernière. Le printemps a cependant été marqué par une baisse des signalements, possiblement en raison de la pandémie.

En livrant le 17e bilan national qui a pour thème Plus forts ensemble!, Linda See, directrice de la DPJ du CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal, précise que 118 316 signalements ont été traités durant l’année 2019-2020.

Il s’agit d’une hausse de 12 % par rapport à l’année dernière. En moyenne, 324 situations d’enfants sont signalées chaque jour au Québec, ce qui représente 35 situations de plus par jour que l’année dernière.

Linda See, directrice de la DPJ du CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal.

Mme See souligne également que 64,7 % des enfants dont la situation est prise en charge par les DPJ sont demeurés dans leur milieu familial ou chez les proches.

Ils sont 9041 adolescents à avoir reçu des services dans le cadre de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA) entre avril 2019 et avril 2020, ce qui représente une diminution de 8,5 % par rapport à l’an dernier, ajoute la directrice de la protection de la jeunesse.

Unir les forces

Dans le domaine de la protection de la jeunesse, il est rare qu’une action isolée puisse venir à bout de la maltraitance au sein d’une famille en détresse. La complexité et la diversité des problèmes sont telles qu’il est impératif d’unir les forces de la famille à celle du milieu pour y faire face, rappelle Mme See.

Elle insiste sur un travail de complémentarité et d’entraide pour relever ce défi.

Les signalements ont cependant diminué au printemps, alors que les enfants n’allaient ni à l’école ni à la garderie.

Mme See constate une diminution significative de 20,5 % du nombre de signalements pour les mois d’avril, de mai et de juin comparativement à la même période l’année dernière.

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Assunta Gallo

La DPJ n’est pas restée pour autant les bras croisés, plusieurs initiatives ont été entreprises pour les protéger, laisse entendre Assunta Gallo, directrice de la DPJ du CIUSSS-Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal.

Nous avons pris contact avec tous les milieux scolaires pour identifier des personnes pivots dans chacune des écoles, explique Mme Gallo. On a vu différents organismes communautaires qui ont serré les coudes avec nous pour être présents dans le milieu familial quotidiennement, et ce, malgré le fait qu’on gérait une pandémie à l’issue incertaine, ajoute Mme Gallo.

Pendant la pandémie, tout notre personnel a été équipé pour lui permettre d’effectuer des visites à domicile, indique pour sa part Sonia Mailloux, directrice de la DPJ de Laval.

Sonia Mailloux, directrice de la DPJ de Laval.

Sonia Mailloux, directrice de la DPJ de Laval.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Mme Mailloux reconnaît également que les conclusions de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, rendues publiques en mai dernier, ont été entendues.

Cela va fort probablement venir changer la donne par rapport au travail qui se fait en collaboration avec les différents acteurs de la communauté, les commissions scolaires, les services policiers ainsi que toutes les ressources qui gravitent autour des familles, selon Sonia Mailloux.

Carmant prend acte

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, dit prendre acte de ce bilan en saluant le travail de la DPJ.

Depuis notre arrivée au pouvoir, nous avons investi massivement dans les services de la DPJ, rappelle M. Carmant.

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