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Discours haineux : les géants du web concluent un accord avec les annonceurs

Des écrans arborent le logo blanc et bleu de Facebook.

Près de 1000 entreprises s'étaient jointes à la campagne de boycottage d'achat de publicités sur Facebook depuis juin.

Photo : AFP/Getty Images / LIONEL BONAVENTURE

Agence France-Presse

Les grandes plateformes du web, dont Facebook, ont conclu un accord avec les annonceurs pour mieux lutter contre les contenus incitant à la haine, après un mouvement de boycottage en réaction à leur laxisme supposé, selon ce qu'a indiqué la Fédération mondiale des annonceurs (WFA) dans un communiqué mercredi.

L'accord – qui implique également Twitter et YouTube – énonce pour la première fois un ensemble de définitions claires permettant de cerner les discours haineux en ligne.

En juillet, des milliers d'annonceurs, y compris des marques grand public, avaient suspendu leur publicité sur Facebook dans le contexte de la campagne #StopHateForProfit (Non à la haine pour les profits), affirmant que le géant des médias sociaux devait agir davantage pour éradiquer la haine et la désinformation sur sa plateforme.

Plus tôt ce mois-ci, plusieurs célébrités – dont Kim Kardashian, Leonardo DiCaprio et Katy Perry – ont cessé d'utiliser Facebook et Instagram pendant 24 heures, pour faire passer un message similaire.

Le logo de Stop Hate for Profit.

La campagne Stop Hate for Profit a été lancée le 17 juin dernier par une coalition d'organisations civiles afin de demander à Facebook de réviser ses politiques en matière de contrôle des discours haineux.

Photo : Stop Hate for Profit

Facebook, YouTube et Twitter, en collaboration avec des spécialistes du marketing et des agences réunis dans l'Alliance mondiale pour les médias responsables, ont convenu d'adopter un ensemble commun de définitions précisant ce qui relève des discours haineux et d'autres contenus préjudiciables, et de collaborer afin de surveiller les efforts de l'industrie pour s'améliorer dans ce domaine critique, affirme la WFA dans un communiqué.

Selon la WFA, l'accord porte sur la reconnaissance de ces définitions, le développement de critères permettant de détecter les discours haineux, sur l'établissement d'une surveillance indépendante et le déploiement d'outils pour ne pas afficher de publicités sur ces contenus préjudiciables.

Définir correctement ce que sont les discours haineux en ligne permettra, selon la WFA, d'éviter que chaque plateforme utilise ses propres critères, ce qui rend difficile pour les entreprises de décider où placer leurs publicités.

S'exprimant en juillet, le fondateur et directeur général de Facebook, Mark Zuckerberg, avait clamé haut et fort la volonté du réseau social de ne pas véhiculer de discours de haine sur ses pages.

Mercredi, la vice-présidente pour les solutions marketing mondiales de l'entreprise, Carolyn Everson, s'est félicitée que l'accord donne à toutes les parties un langage unifié pour aller de l'avant dans la lutte contre la haine en ligne.

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