•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le sort du Wolfpack de Toronto en Super League se jouera vendredi

Des joueurs de rugby réagissent à une défaite au coup de sifflet final.

Les joueurs du Wolfpack n'ont pas été payés depuis bientôt quatre mois. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

La pandémie pourrait avoir ruiné les plans du Wolfpack de Toronto plus que ceux de toute autre formation du monde sportif professionnel. Le projet de la seule équipe transatlantique de la Super League ne tient plus qu'à un vote, prévu vendredi.

Les bonzes de la meilleure ligue de rugby à XIII d'Angleterre et de la Rugby Football League doivent se réunir à la fin de la semaine pour décider du sort de l'équipe qui a connu une descente aux enfers sans pareille ces derniers mois.

Depuis l'arrêt des activités de la Super League en raison de la pandémie en mars, l'organisation torontoise a été confrontée à d'importantes difficultés financières qui l'ont menée à se retirer de la reprise estivale et l'ont empêchée de rémunérer ses joueurs et son personnel. Les derniers chèques de paie ont été encaissés le 10 juin dernier.

L'homme d'affaires David Argyle, qui a financé l'aventure du Wolfpack des bas-fonds jusqu'à la meilleure ligue d'Angleterre, a quitté le navire durant la crise. Et, en dépit des nuits de sommeil perdues, les joueurs du Wolfpack demeurent optimistes.

Le millionnaire canadien Carlo LiVolsi s'est manifesté, mais son appui est conditionnel au retour du Wolfpack en Super League en 2021, qui fera l'objet du vote de vendredi. LiVolsi demande aussi que l'équipe reçoive une part de la redistribution des revenus entre les clubs, dont le Wolfpack ne pouvait pas profiter par le passé.

J'ai de la peine pour les joueurs, et si on nous donne la chance, les choses seront bien différentes, a écrit l'homme d'affaires canadien dans un document de 80 pages soumis aux patrons de la Super League en vue du vote.

Si on obtient le club, nous allons nous acquitter de toutes les obligations à l'égard des joueurs – 100 % de ce qui leur est dû sera payé –, ce n'est pas négociable. Pour toutes les autres factures, nous négocierons au fur et à mesure.

Bientôt quatre mois sans paie

Un joueur reprend son souffle.

Sonny Bill Williams, le nouveau joueur vedette du Wolfpack, est rentré en Australie à la suite du retrait de l'équipe de la reprise du jeu.

Photo : Getty Images / George Wood

Depuis l'annonce du retrait du Wolfpack de la reprise de la saison en Angleterre, certains joueurs de l'équipe torontoise ont pu se tourner vers d'autres formations pour jouer, en prêt. Le joueur vedette Sonny Bill Williams a choisi de retrouver ses anciens coéquipiers des Roosters de Sydney, en Australie, par exemple.

D'autres joueurs, ennuyés par des complications dans l'obtention d'un visa au Royaume-Uni notamment, n'ont pas eu cette chance. Le Français Hakim Miloudi est l'un de ceux qui sont restés chez eux, sans paie depuis bientôt quatre mois. Il est incapable de trouver une équipe avec laquelle jouer en échange d'un salaire.

Passer quatre mois sans paie, c'est très dur à vivre. Avec ma femme, on a dû rentrer en France pour essayer de s'en sortir un peu mieux parce qu'il y avait beaucoup de frais qui s'accumulaient, confie le Français de Perpignan.

On pense à l'argent, pas forcément pour notre bien-être, mais pour couvrir les factures de base. C'est l'eau, le gaz, l'électricité, pouvoir manger et mettre de l'essence dans sa voiture, des simples trucs comme ça, note-t-il. Ça fait peur!

Pour aider les joueurs du Wolfpack à traverser cette période difficile, les autres équipes de rugby à XIII en Angleterre se sont ralliées pour offrir un certain montant et des denrées aux joueurs qui en avaient le plus besoin.

J'aimerais que Toronto reste

Encouragé par la venue d'un nouveau propriétaire qui doit encore être confirmée, le centre du Wolfpack espère que Toronto pourra conserver son équipe pour le bien de l'organisation, mais aussi du rugby à XIII.

Franchement, ce qu'il propose (LiVolsi), c'est un sacré document pour revenir en Super League. Il avait pas spécialement à honorer nos salaires qui n'ont pas été payés parce qu'il n'avait rien à voir avec ça, mais il offre d'honorer notre contrat (jusqu'à la fin décembre), c'est énorme, souligne Miloudi, arrivé à Toronto l'an dernier.

J'aimerais bien que la Super League puisse vivre l'expérience de Toronto parce que moi, depuis que j'y suis arrivé, je n'ai pas eu envie de repartir.

Hakim Miloudi, centre du Wolfpack

Contractuellement, Hakim Miloudi n'est pas lié au Wolfpack de Toronto au-delà de la présente saison dont l'équipe s'est retirée. Le Français ignore s'il pourra revenir dans la Ville Reine en 2021, mais, quoi qu'il arrive, que j'y sois ou pas, j'aimerais bien que Toronto reste, assure-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !