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Réduire le nombre de contacts étroits pour faire baisser le nombre de cas de COVID-19

Une affiche indiquant les règles de distanciation physique.

Le Manitoba définit un contact rapproché quand des personnes, dont au moins une a la COVID-19, sont à moins de 2 mètres de distance pendant plus de 15 min.

Photo : Radio-Canada / Thalia D'aragon-Giguère

Radio-Canada

Les experts de la santé publique du Manitoba et d’Ottawa appellent le public à réduire le nombre de personnes avec lesquelles il a des contacts rapprochés alors que le nombre de contacts signalés par des personnes ayant la COVID-19 dans la province et le reste du pays ne cesse d’augmenter.

Ça ne fait que donner au virus plus de chances de se répandre de façon communautaire. C’est vraiment inquiétant, affirme Cynthia Carr, une épidémiologiste winnipégoise fondatrice d'EPI Research.

Plus on est nombreux ensemble pendant de longues périodes, plus le virus peut se propager, ajoute-t-elle.

Des cas récents signalés à Winnipeg ont été reliés à un grand nombre de contacts rapprochés, a indiqué la province mardi. Le Manitoba définit un contact rapproché quand des personnes, dont au moins une a la COVID-19, sont à moins de 2 mètres de distance pendant plus de 15 minutes.

L’un de ces cas avait eu des contacts rapprochés avec 50 personnes. En avril, alors que des restrictions étaient en place, les autorités sanitaires avaient indiqué qu’une personne malade avait, en moyenne, des contacts rapprochés avec trois personnes.

Mais ce nombre a explosé lors des récents cas. Cela signifie qu’on a des personnes supplémentaires qui sont exposées au virus que et le suivi des contacts devient plus complexe, a expliqué le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin, lundi.

Par ailleurs, environ 14 % des personnes ayant été en contact rapproché avec une personne malade ont développé la maladie, a-t-il ajouté.

Une tendance observable partout au Canada

Le Manitoba voit maintenant des expositions dans les bars, certains restaurants et dans des rassemblements chez les gens.

Il y a certains exemples où des personnes symptomatiques sortent et vaquent à leurs occupations et ne se font pas tester pendant des jours et des jours après que les symptômes sont apparus, a précisé Brent Roussin.

Les responsables de la santé publique du Manitoba ne sont pas les seuls à exhorter le public à suivre ces conseils de santé. Mardi, Theresa Tam, l'administratrice en chef de la santé publique du Canada, a affirmé qu'il pourrait y avoir une résurgence importante de la COVID-19 à moins que la population ne prenne des mesures pour réduire le nombre de personnes avec lesquelles elle est en contact étroit.

Une nouvelle modélisation de l'Agence de la santé publique du Canada publiée mardi prévoyait jusqu'à 155 795 cas et jusqu'à 9300 décès au début du mois d'octobre si la trajectoire actuelle de l'épidémie se poursuit.

Le Canada est à un carrefour, a déclaré Theresa Tam, mais d'autres restrictions peuvent être évitées si la population limite le nombre de ses contacts.

L’exemple de Prairie Mountain

Il est logique que les personnes déclarent des listes de contacts rapprochés plus longues au cours des dernières semaines qu'au début de la pandémie, affirme Cynthia Carr, à cause de l'assouplissement des restrictions relatives à la pandémie à l'échelle de la province.

La réalité, c'est qu'avec la réouverture des écoles et des garderies, avec les gens qui veulent sortir et aller dans des bars et des restaurants, il y a plus de possibilités pour les gens d'être ensemble, dit-elle.

La lassitude de devoir respecter encore et toujours les mêmes restrictions pourrait également jouer un rôle, estime l’épidémiologiste, bien qu'elle constate que le grand public, dans sa majorité, continue de porter un masque. Un signe encourageant, selon elle.

Si un nombre croissant de contacts rapprochés peut alimenter un pic dans le nombre des contaminations, le resserrement du nombre de contacts peut contenir la propagation. Cynthia Carr mentionne, ainsi, l’exemple récent de la région sanitaire Prairie Mountain, dans le sud-ouest du Manitoba, où les cas ont fortement chuté après l'imposition de restrictions plus strictes à la suite d'un pic de cas au cours de l'été.

Elle estime que c’est une preuve que la population peut se montrer raisonnable et que les mesures de santé publique peuvent fonctionner.

En un clin d'œil, Prairie Mountain représentait la moitié de tous les cas actifs, et puis ces cas ont rapidement diminué, en un rien de temps.

Selon des informations d'Aidan Geary

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