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Des gens dans une salle.

En plus des gens dans la salle, certaines personnes prenaient part à la séance de manière virtuelle.

Photo : Radio-Canada / Romy Boutin St-Pierre

Flavie Villeneuve

Le transport maritime généré par le projet de GNL Québec, les impacts sur la biodiversité et les possibles risques maritimes sur la rivière Saguenay ont été au cœur des discussions mardi soir lors des audiences du BAPE à Chicoutimi.

L’exposition des bélugas au trafic maritime et, par conséquent, aux bruits sous-marins a été largement abordée pendant l’audience.

Dans son étude, GNL Québec s’est intéressé aux bruits générés par les navires marchands. D’après une analyse faite par l’entreprise, 96 % à 98 % du temps il n’y a pas de bruit sur la rivière Saguenay .

La directrice principale des Affaires publiques de GNL Québec, Stéphanie Fortin, a rappelé que l’entreprise prévoit 400 passages annuellement, soit 200 navires qui font un aller-retour dans la rivière. Ces passages n’affecteraient que très peu le pourcentage de bruit sur la rivière Saguenay, selon les analyses commandées par GNL Québec.

Le professeur en modélisation des systèmes socio-écologiques à l’UQO, Clément Chion, était présent pour répondre à des questions en lien avec son projet de recherche.

Rappelons qu’un groupe de chercheurs de l'UQO et du GREMM a pour mandat de développer un simulateur qui permette de mesurer les impacts acoustiques de la navigation maritime sur les mammifères marins, mais aussi de proposer des pistes de solution afin d'en atténuer les effets. Le projet de recherche, d'une durée de cinq ans, se poursuivra jusqu'en 2023.

Clément Chion a toutefois questionné l’entreprise pour son utilisation de deux remorqueurs en plus de ces méthaniers.

Un remorqueur qui tire un méthanier, on vient de multiplier par 100 l’intensité acoustique , soumet Clément Chion.

À ce sujet, GNL Québec a répondu que ses navires ne devraient pas perdre de la puissance et donc les remorqueurs d’escorte ne seraient pas nécessairement utilisés ou ils seraient tractés à vitesse réduite et ne contribueraient donc pas de façon significative au bruit.

Des navires construits sur mesure

Des navires citernes seraient spécifiquement construits pour respecter les exigences du projet. Par exemple, ces bateaux seront conçus pour naviguer dans les glaces de la rivière Saguenay.

GNL Québec achèterait un nombre de navires selon le marché commercial européen, mais pour le moment l’entreprise évoque la possibilité de 8 à 10 navires.

Des mesures d’atténuation du bruit seront incluses dans le procédé et la conception de ces navires. Les moteurs seraient propulsés au gaz naturel et au diesel et la salle des machines serait insonorisée afin de réduire les vibrations. Cependant, ce procédé est en évaluation pour l’instant.

Gestion des risques maritimes

Des citoyens ont voulu avoir des réponses quant à la possibilité d’un déversement d’hydrocarbures dans la rivière Saguenay et, par conséquent, dans le fleuve Saint-Laurent.

L’entreprise soutient avoir envisagé les pires scénarios et elle conclut que cette possibilité était extrêmement peu probable et qu’il faudrait une une collision à haute vitesse avec un navire de très grande taille pour qu’elle se produise.

Le coordonnateur en environnement industriel et en mesures d'urgence chez Tetra Tech, Marcel Ricard, a identifié un seul endroit possible pour ce genre d’accident, soit l’embouchure du Saguenay.

La femme et l'homme discutent lors des audiences du BAPE.

Stéphanie Fortin, directrice principale des Affaires publiques et des relations avec la communauté et Sylvain Ménard, directeur de l'environnement chez GNL Québec discutent.

Photo : Radio-Canada / Romy Boutin St-Pierre

Les réservoirs ne seraient pas complètement remplis de diesel vu que les navires fonctionneraient au gaz naturel liquéfié. L’entreprise a évalué que le pire scénario entraînerait un déversement de 253 mètres cubes de diesel marin dans les eaux.

Si un déversement devait avoir lieu, l’agence environnementale Simec basée à Québec s’en occuperait. La direction de GNL Québec a admis que Québec est loin si cet événement devait arriver et que ça pourrait devenir un enjeu régional .

GNL Québec s’est engagée à réduire la vitesse de sa flotte pour éviter ce genre d’accident.

L’absence de Pêches et Océans Canada

L’institution fédérale brillait par son absence et plusieurs citoyens, dont la directrice générale de Nature Québec Alice-Anne Simard, attendaient des réponses de leur part, notamment dans le dossier des bélugas.

D’ailleurs le président de la commission d’enquête du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement sur le projet de GNL Québec, Denis Bergeron a précisé que des membres de Pêches et Océans Canada seront très probablement présents vendredi pour répondre à plusieurs interrogations.

Une cinquantaine de citoyens étaient présents dans la salle mardi soir.

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