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COVID-19 : une étude ottavienne rapporte une hausse des problèmes de santé mentale

Illustration d'une femme assise la tête posée sur ses genoux, avec un air triste sur le visage, et ses cheveux qui s'envolent.

Une personne sur deux avait des symptômes de dépression, dans le sous-groupe de gens n'ayant jamais auparavant éprouvé de problèmes de santé mentale d'une étude canadienne effectuée pendant la pandémie de COVID-19.

Photo : iStock

Radio-Canada

Une étude menée notamment par une chercheuse de l’hôpital Royal d’Ottawa fait état d'une hausse des problèmes d’anxiété et de dépression liée à la pandémie de COVID-19.

Entre le 3 avril et 15 mai, plus de 6000 participants de plus de 12 ans, aux profils divers, en français et en anglais un peu partout au Canada, ont répondu à un questionnaire en ligne. Les questions visaient à comprendre les effets économiques, physiques et psychologiques de la pandémie sur les citoyens.

Ce qui frappe surtout, c’est la dégradation de la santé mentale des gens, relate Rébecca Robillard, professeure à l'Université d'Ottawa et chercheuse à l'Hôpital Royal, qui cosigne l’étude.

Dans le sous-groupe des gens qui n’avaient jamais eu de problèmes de santé mentale dans le passé, une personne sur trois montre des signes de trouble anxieux et une sur deux montre des signes de dépression en ce moment. C’est une montée massive, c’est très inquiétant si on compare aux estimations qu’on avait avant la pandémie, explique Mme Robillard.

Quant aux personnes dont la santé mentale était problématique avant la pandémie, les symptômes sont maintenant plus sévères et plus fréquents. La chercheuse Rébecca Robillard craint que ce phénomène se cristallise.

Si la tendance se maintient, on n’est pas sortis du bois et ça va se traduire par plus de personnes qui auront des besoins en matière de santé mentale, évalue-t-elle.

Marc Gagné, copropriétaire de la boutique Le Local, à Gatineau, est de ceux qui ont souffert de la pandémie. Ayant dû faire des mises à pied, tenant à bout de bras son commerce à effectifs réduits tout en s’occupant de ses enfants, il a fait un épuisement professionnel.

À un moment donné, on frappe un mur et il faut prendre une pause et revenir un peu plus tard, admet-il.

La solution pour garder la tête hors de l'eau : dormir suffisamment, rester actif, garder contact avec son cercle social et faire attention à sa consommation de drogue et d'alcool, conseille Mme Robillard.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

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