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Des élèves déçus par la suspension d’activités parascolaires

Un filet de soccer.

La pandémie de COVID-19 a entraîné la suspension de sports scolaires, comme le soccer.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Des élèves sont privés de la plupart des activités parascolaires pendant cette rentrée très différente, ce qui cause bien des déceptions.

La grande majorité des conseils scolaires ont suspendu les activités comme les sports, les clubs ou l’improvisation en raison des mesures sanitaires visant à limiter la propagation de la COVID-19.

Marie-Ève Morin, une élève de 12e année à l’École secondaire catholique de Hearst, s’ennuie des sports qu’elle pratiquait, comme le hockey, le soccer et le volleyball.

On s’est fait dire que nous n'en avons pas en ce moment. Peut-être après Noël, on espère en avoir un peu, affirme-t-elle.

Deux jeunes filles sur un terrain de soccer.

Marie-Ève et Danelle Morin ne peuvent pas pratiquer de sports parascolaires présentement.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Sa jeune soeur, Danelle, une élève de 9e année, aussi sportive, note que c’est d’autant plus difficile puisque les cours ont été prolongés.

Tu es assis plus longtemps, tu ne peux pas bouger. Quand on a l’habitude de faire beaucoup de sport, ça devient long.

Danelle Morin, élève à l’École secondaire catholique de Hearst

Représentant régional de l’organisme Parents partenaires en éducation (PPE), Paul Baril, de Hearst, est père de trois enfants à l'élémentaire.

Mes enfants sont déçus parce qu’il n’y aura pas toutes ces activités et les clubs à l’heure du dîner, affirme-t-il.

Il souligne l'importance des activités parascolaires pour la socialisation.

Tu es dans l'équipe de sport, tu as du plaisir, tu peux aller à des compétitions. Tandis que là, ça va être beaucoup plus académique, dit-il.

Je pense que l’école va devoir se redessiner et se redéfinir pour déterminer comment impliquer le jeune.

Paul Baril, représentant de Parents partenaires en éducation
Paul Baril de Hearst.

Paul Baril est membre du conseil d'administration de l'organisme Parents partenaires en éducation.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Il estime que la suspension de ces activités peut avoir un impact sur la persévérance scolaire, soulignant que certains élèves auront certainement moins le goût d’aller à l’école.

Même s’ils comprennent la décision des conseils scolaires, les élèves souhaiteraient que des solutions puissent être identifiées pour permettre la pratique de sports.

Si on disait qu’il faut jouer au volleyball avec des masques, mais qu’on avait une saison, ça ne me dérangerait pas. J’aimerais mieux ça que rien, affirme Marie-Ève Morin.

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