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Coup de pouce de 200 $ par place pour les garderies en Alberta

Une garderie.

La subvention sera versée le 15 octobre et le 15 novembre.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Grâce à un investissement de 72 millions de dollars du gouvernement fédéral, les exploitants de services de garde pour la petite enfance en Alberta, y compris ceux en milieu familial, bénéficieront de subventions pour faire face aux coûts associés à la lutte contre le coronavirus.

Nous savons que ce secteur a durement été frappé par la pandémie, a déclaré le ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, Ahmed Hussen.

Le 15 octobre et le 15 novembre, chaque exploitant de services de garde agréé recevra un montant de 200 $ par place autorisée, qu’elle soit occupée ou non. Une subvention de 2500 $ sera également versée par programme ou agence certifiée.

La plupart des garderies de la province et des écoles maternelles ont ouvert leurs portes, mais bon nombre d'entre elles ont encore du mal à traverser cette période d'incertitude, avec des inscriptions qui restent faibles dans toute la province, explique la ministre des Services à l'enfance de l’Alberta, Rebecca Schulz.

Cela signifie que [les exploitants] pourront suivre les mesures de santé publique, sans avoir à augmenter les frais des parents.

Rebecca Schulz, ministre des Services à l'enfance de l’Alberta

Absorption des frais liés à la COVID-19

Cette subvention, dit-elle, leur servira notamment à rémunérer leurs employés, acheter des équipements de protections, des produits nettoyants et à faire le nécessaire pour respecter les directives sanitaires de la province.

Au cours des derniers mois, poursuit-elle, la pandémie de COVID-19 a clairement indiqué que les services de garde d’enfants étaient essentiels à la reprise économique de l’Alberta.

En date du 11 septembre, 83 % des garderies, des services de garde en milieu scolaire et des centres préscolaires étaient ouverts, mais ne fonctionnaient qu’à un peu plus de la moitié de leur capacité avec un taux d’inscription de 52 %, selon le ministère provincial des Services à l’enfance.

Ce qui, selon Rebecca Schulz, vient compliquer les choses pour les exploitants qui pourraient être portés à augmenter les frais des parents sans cette aide financière. C’est à cela que ce financement va servir, dit-elle.

Et après novembre?

La ministre Schulz n’a pas indiqué de plan à long terme pour maintenir ce secteur à flot après le mois de novembre.

Nous devons être prudents, car nous ne pouvons pas nécessairement anticiper la tournure que prendra cette pandémie et nous voulons être en mesure de réagir, a-t-elle dit.

Une incertitude qui fait échos auprès de la directrice générale de la Fédération des parents francophones de l'Alberta (FPFA). Même si elle se réjouit de cette annonce, Mireille Péloquin déplore l'absence de plan à long terme du gouvernement.

On parle d'octobre, novembre, mais qu'est-ce qui arrive avec le mois de décembre?

Mireille Péloquin, directrice générale, FPFA

Il y a encore des choses incertaines. C'est une mesure temporaire, mais on vit actuellement dans l'incertitude, mois après mois, témoigne-t-elle. On a vu des appuis pour les parents, les éducateurs en termes de développement professionnel, mais ce qui manquait, c’étaient des sommes pour les opérateurs, alors on est vraiment content de l’apprendre.

Elle ajoute qu’il y a encore des dossiers comme les besoins de places pour les francophones qui sont toujours sur la table et une énième incertitude avec le programme de garderie à 25 $ qui prendra fin en mars 2021 et pour lequel la province n’a toujours pas divulgué de plan clair pour la suite.

Manque de vision, dit le NPD

Du côté de l'opposition officielle, la porte-parole en matière de services à l’enfance du Nouveau Parti démocratique (NDP), Rakhi Pancholi, demande au gouvernement conservateur de revoir ses priorités.

Sans un plan à long terme, Jason Kenney ne peut pas s'attendre à ce que les parents retournent au travail, dit-elle. Il prépare ainsi l'Alberta à l'échec.

Cela fait des mois qu’il est clair qu’il n’y a pas de reprise économique sans un gouvernement provincial avec un plan clair sur la garde des enfants.

Rakhi Pancholi, porte-parole du NPD en matière de services à l’enfance

Le refus du PCU (Parti conservateur uni) d’investir des dollars provinciaux dans la garde d’enfants est en fait un refus d’inclure les femmes et les parents de jeunes enfants dans la reprise économique, a-t-elle lancé.

Cet investissement de 72 millions de dollars s'ajoute au 45 millions de dollars déjà versés par Ottawa en juillet dernier pour aider les familles albertaines à faible revenu à bénéficier d’une place en garderie à 25 $ par jour.

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