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La COVID-19 viendra-t-elle à bout de l'élection à L'Ancienne-Lorette?

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Course à la mairie à la Ville de L'Ancienne-Lorette sur fond de pandémie

Le reportage de Louise Boisvert

Photo : Radio-Canada

La course à la mairie de L'Ancienne-Lorette entre dans sa dernière étape. Si la Ville, les candidats et bien des électeurs croient que le scrutin se déroulera comme prévu, il flotte un nuage d'incertitude.

Je sens qu'il y a une épée de Damoclès au-dessus du processus en cours, affirme Gaétan Pageau, candidat à la mairie de L'Ancienne-Lorette. Même si, en même temps, je sens que les gens veulent voter, ajoute-t-il.

Il ne reste qu'une dizaine de jours avant l'élection du prochain maire. Les candidats multiplient les rencontres avec les électeurs. On sent que les gens commencent à se poser des questions quant à la tenue du vote, remarque le candidat Guillaume Paradis.

Pour l'heure, les deux aspirants à la mairie préfèrent faire confiance aux mesures qui ont été prévues pour assurer un vote en toute sécurité.

Zone orange

Quand l'élection a été lancée cet été, il n'y avait pas encore de système de couleurs pour suivre l'évolution de la pandémie.

Il n'y avait plus de cas, et on se demandait même s'il y aurait une deuxième vague, rappelle le conseiller indépendant Charles Guérard. S'il ne dit pas qu'il aurait préféré que l'élection n'ait tout simplement pas lieu, il estime qu'il y aura des leçons à tirer de cet événement exceptionnel.

Il propose, entre autres, de limiter la campagne électorale à quatre semaines au lieu de six.

Frais COVID

La Ville de L'Ancienne-Lorette a prévu un budget de 145 000 $ pour tenir l'élection partielle. C'est sans compter les frais COVID pour l'achat de matériel, comme le masque et le désinfectant.

À cette facture, il faut ajouter la location du bâtiment supplémentaire où se tiendra le scrutin, et l'aménagement de trois salles de plus pour éviter que tout le monde soit entassé dans la même pièce pendant de longues minutes.

La présidente d'élection, Marie-Hélène Leblanc-Bourque, s'est assurée de joindre les électeurs qui habitent dans des résidences pour personnes âgées. Il n'y aura pas, cette fois, de bureau de vote itinérant. Ces électeurs doivent s'inscrire avant jeudi sur une liste afin de pouvoir voter par la poste.

Même chose pour les résidents atteints de la COVID ou vivant avec des personnes qui ont reçu un diagnostic positif. Ils peuvent voter par correspondance s'ils ont rempli le formulaire à cet effet.

Scénario du pire

Avec une pandémie qui reprend de la vigueur, il demeure difficile d'anticiper quelle sera la situation dans deux semaines.

La Ville agit actuellement comme si la situation allait demeurer stable d'ici le vote, mais la présidente d'élection est bien consciente que tout peut basculer rapidement. On va s'ajuster, quoiqu'il arrive, promet Marie-Hélène Leblanc-Bourque, qui souhaite à tout prix éviter l'annulation de l'élection.

C'est toujours une possibilité. Mais on ne veut pas en arriver là et on n'est pas arrivés là. Pour le moment, ça se poursuit et ça fonctionne bien.

Marie-Hélène Leblanc-Bourque, présidente d'élection à la Ville de L'Ancienne-Lorette

Les candidats non plus ne veulent pas reporter l'élection. Ginette Nadeau affirme qu'une seule personne lui a dit qu'elle s'abstiendrait d'aller voter en raison de la pandémie. Il faut tenir l'élection, parce qu'on ne peut pas recommencer le processus l'année prochaine ou à quelques mois de l'élection générale, affirme la candidate, qui en est à sa première campagne électorale.

Ce serait dommage de mettre 150 000 $ dans le feu, souligne pour sa part Charles Guérard. Tenons bon, ajoute-t-il. Le conseiller indépendant estime qu'une annulation créerait une impasse démocratique.

« Allez voter »

La présidente d'élection se fait rassurante. Il n'y a rien d'exceptionnel dans les mesures sanitaires mises en place le jour du scrutin.

C'est très similaire au fait d'aller dans un magasin à grande surface, explique-t-elle. Le port du masque, le respect des distances et l'utilisation de désinfectant; les électeurs vont s'y retrouver, promet-elle.

Si le gouvernement recommande d'aller voter, j'irai. Sinon, je resterai chez moi, confirme une électrice bien décidée à exercer son droit de vote. Avec un masque, si on reste prudent, on peut éviter bien des problèmes, fait valoir une autre.

La présidente d'élection encourage fortement les électeurs à aller voter le 4 octobre. COVID-19 ou pas, il est toujours difficile de convaincre les électeurs d'exercer leur droit de vote lors d'une élection partielle.

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