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Le site de la chute des Chaudières pourrait être protégé

Une vue de haut de la traverse des Chaudières

La traverse des Chaudières est situé à proximité du projet immobilier Zibi. (archives)

Photo : Services publics et Approvisionnement Canada

Radio-Canada

La Ville de Gatineau a enclenché mardi un processus de citation patrimoniale du site de la chute des Chaudières, situé au centre-ville.

Le terrain, qui chevauche la frontière entre Ottawa et Gatineau, comprend de nombreux édifices historiques ayant appartenu aux compagnies E.B. Eddy et Domtar.

Un avis de proposition visant la protection du site a été adopté à l'unanimité lors du conseil municipal mardi. Le conseiller du district du Manoir-des-Trembles-Val-Tétreau, Jocelyn Blondin, qui est à l'origine de la proposition, souhaite ainsi appuyer le groupe ABC Stratégies et la Société d'histoire de l'Outaouais, qui souhaitent la mise en valeur du site.

C'est important d'appuyer ce projet. Le site de la E.B. Eddy fait partie de l'histoire, de la création de la Ville de Hull et aujourd'hui du grand Gatineau. Il est important de protéger ces bâtiments et l'histoire, estime M. Blondin.

La citation proposée est toutefois municipale et non provinciale. Selon l'élu, elle risque ainsi d'être moins restrictive pour le groupe Dream et Theia Partners, propriétaire du terrain, et son projet Zibi.

Le but n'est vraiment pas de nuire au projet Zibi, mais de garder ce cachet historique et important dans l'histoire de la ville et d'en faire un lieu attirant pour les touristes.

Jocelyn Blondin, conseiller du district du Manoir-des-Trembles-Val-Tétreau

Il rappelle que l'avis de proposition déposée au conseil n'est que la première étape d'un long processus qui comprendra des consultations publiques. Le vote sur la décision finale devrait avoir lieu au printemps.

Des réactions positives

Le groupe ABC Stratégies se réjouit de ce premier pas vers la protection du site de la chute des Chaudières. L'organisme sans but lucratif, qui pilote déjà un projet de reconnaissance nationale des travailleurs de la drave — cageux et draveurs — de la région, croit que la protection de la chute est nécessaire pour préserver ce pan de l'histoire régionale.

Il y a sept hectares qui pourraient être protégés. Notre demande de citation couvre le secteur situé à l’ouest du pont des Chaudières et au sud du boulevard Alexandre-Taché, un secteur qui n’est pas visé par du développement, rapporte Isabelle Regout, présidente d’ABC Stratégies. C’est une partie du terrain qui comprend trois centrales hydroélectriques, dont deux toujours actives. Ça comprend aussi la glissoire des cageux, qui est unique.

Une partie de l'usine abandonnée.

L'ancienne usine E.B. Eddy est située boulevard Alexandre-Taché, entre les rues Eddy et Montcalm, à Gatineau.

Photo : Google Maps

Selon Mme Regout, il est impératif de mettre en valeur ces infrastructures. On ne peut pas laisser au secteur privé, seul, le soin de développer cette identité, dit celle qui souhaite que les gouvernements provincial et fédéral s’impliquent aussi dans le dossier.

Jeff Westeinde, président de Zibi, estime que la collaboration avec la Ville est bonne et qu’il pourra s’entendre avec les conseillers et les organismes locaux afin de réanimer les édifices concernés.

Il rejette toutefois l’idée d’une citation patrimoniale provinciale.

Ça va causer plus de délais dans le projet, parce qu’il y a plus d’interlocuteurs. Selon nous, c’est important que les gens de Gatineau et de l’Outaouais soient inclus dans les discussions, pas les gens de Québec, fait-il valoir.

Une partie du site, soit des bâtiments de l'ancienne E.B. Eddy situés en bordure de la rue Laurier, ont déjà été reconnus historiques par le gouvernement du Québec dans les années 90, mais n'ont jamais été mis en valeur. M. Westeinde affirme que cette désignation patrimoniale bloque leur développement. Les édifices qui sont protégés depuis 30 ans ne sont pas en bon état maintenant, souligne-t-il.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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