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Un étudiant étranger de l'UVic, en attente d'un permis, est retenu hors du Canada

Gustavo Camelo et Tom Crocker.

Gustavo Camelo, à gauche, a terminé son baccalauréat à l'Université de São Paulo et attend son permis d'étude pour déménager à Victoria avec son compagnon, Tom Crocker.

Photo : Tom Crocker

Radio-Canada

À l’instar de milliers d’autres étudiants étrangers au Canada, Gustavo Camelo, accepté à la maîtrise en chimie à l’Université de Victoria, est retenu hors du pays, en attente d’un permis d'étude qui lui permettra peut-être de traverser la frontière.

Lorsque Gustavo Camelo a postulé auprès d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) pour obtenir son permis d'étude le 15 mai dernier, on lui a expliqué qu’il faudrait environ 27 semaines, soit plus de 6 mois, pour traiter sa demande.

Ce sont les restrictions liées à la COVID-19 qui ralentissent le traitement des différents dossiers, explique un porte-parole d’IRCC, qui ajoute que celui-ci tente d’assouplir le processus et de réduire les retards.

Gustavo Camelo a terminé un baccalauréat en chimie à l’Université de São Paulo, au Brésil, et devait commencer sa maîtrise ce mois-ci.

C’est très stressant, dit-il. C’est difficile de voir ses plans contrecarrés ainsi.

Des plans chamboulés par la fermeture de la frontière

Tout comme son compagnon, Tom Crocker, il a fait les démarches pour louer un appartement à Victoria et attendait avec impatience le mois de septembre.

Mais la pandémie et la fermeture de la frontière qui s’est ensuivie, en mars, ont bouleversé leurs plans.

De nouvelles règles pour les étudiants étrangers ont été adoptées le 18 mars par le gouvernement fédéral, ce qui a limité leur entrée au Canada.

Même les étudiants ayant obtenu un permis avant que ces changements n'entrent en vigueur ne peuvent pas nécessairement venir étudier en personne.

Les étudiants étrangers qui détenaient un permis d’études valide délivré le 18 mars 2020 ou avant pourraient être autorisés à se rendre au Canada, à condition qu'ils puissent démontrer aux agents des services frontaliers que leur voyage est non discrétionnaire, indique IRCC sur son site Internet.

Cela signifie qu’à moins de pouvoir montrer que son programme d’étude rend sa présence nécessaire sur le campus, un étudiant pourrait se voir refuser l’entrée au pays.

Risque de perdre sa place dans son programme

Pour ce qui est de Gustavo, l’Université lui permet pour le moment de suivre des cours en ligne, mais il explique qu’il devra finir par s’y rendre pour faire des recherches et terminer son programme.

Sinon il risque de perdre sa place, affirme-t-il.

Actuellement, Gustavo Camelo vit dans la famille de Tom Crocker en Angleterre, un pays où il est plus simple de voyager pour des étrangers comme lui, qui s’y est rendu depuis le Brésil.

Tom possède la double citoyenneté canadienne et britannique et vit en Colombie-Britannique depuis 10 ans.

Gustavo Camelo affirme qu’il lui reste environ un mois avant de perdre sa place dans le programme dans lequel il est inscrit à l’Université de Victoria, malgré qu’il ait payé ses droits de scolarités.

Personne ne sait exactement ce qu’il va se passer, dit-il.

D’après un texte d’Yvette Brend

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