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Le statu quo sur les bagarres au hockey junior dénoncé par Patrick Roy

Patrick Roy derrière le banc des Remparts.

Patrick Roy est depuis longtemps en faveur de sanctions plus sévères pour les bagarres au hockey junior.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Le statu quo concernant les bagarres dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) dérange Patrick Roy. L'entraîneur-chef des Remparts estime que les organisations du circuit qui s’opposent à des sanctions plus sévères lorsque les joueurs jettent les gants « n’ont plus d’excuses ».

Le vote reporté en février concernant l’abolition des bagarres dans la LHJMQ a finalement eu lieu, il y a quelques jours, sans qu’aucun changement ne soit entériné. La proposition ne paraissait pourtant pas si radicale.

Un joueur aurait été chassé pour 15 minutes, plutôt que 5, après une bagarre, et suspendu après 5 bagarres dans une même saison. Seulement 10 des 18 organisations du circuit ont voté en faveur. Le chiffre magique était de 12, soit les deux tiers des équipes.

Selon La Presse, le résultat a déplu à la ministre Isabelle Charest, ouvertement contre les bagarres, alors que la LHJMQ demande au gouvernement provincial une aide d’urgence d’environ 20 millions de dollars pour les 12 équipes québécoises du circuit.

Isabelle Charest en conférence de presse.

La ministre déléguée à l'Éducation, Isabelle Charest, n'avait pas caché son désir de voir la LHJMQ interdire les bagarres, l'hiver dernier.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

La ministre a raison de ne pas être contente, a lancé Patrick Roy mardi, expliquant que certains propriétaires croient à tort que le public tient mordicus aux bagarres. Or, ces 5 dernières années, le nombre de bagarres par match est passé de 0,8 à 0,23.

Une grosse partie de l’opinion publique veut qu’on enraye les bagarres et je pense que, dans notre ligue, il y a un souhait que ce soit fait, a-t-il soutenu.

Des suiveux des équipes des Maritimes

Pourquoi, alors, les règlements peinent à bouger en ce sens malgré le désir du commissaire Gilles Courteau?

Le noeud de la guerre est dans les Maritimes, où les propriétaires de quatre équipes se sont opposées aux changements proposés, explique le grand manitou des Remparts. Ils ont un code d’arbitrage différent du nôtre où ils sont plus permissifs au niveau de la robustesse.

Quant aux quatre équipes du Québec qui ont également voté contre les changements, Roy estime qu’ils font du lèche-vitrines vis-à-vis de leurs homologues des Maritimes. On en a quatre de notre bord qui sont peut-être suiveux un peu.

En faveur d’une expulsion automatique

L’autre défi, ajoute Patrick Roy, est de s’entendre sur le moyen d'enrayer les bagarres. L’ex-gardien de but serait en faveur d’aller plus loin que les changements récemment proposés, soit une expulsion automatique après une bagarre.

Pour moi, les bagarres à poings nus, il va toujours y en avoir, mais les conséquences devraient être comme dans les autres sports. Si tu veux te battre, bien tu es expulsé de la partie et ça finit là.

Patrick Roy

Le membre du Temple de la renommée du hockey ne souhaite toutefois pas une suspension automatique pour un joueur qui jetterait les gants. Si c’est le cas, certaines équipes pourraient tenter de forcer un joueur vedette adverse à se bagarrer, donne-t-il en exemple.

Encore là, ajoute toutefois Roy, la LHJMQ n’a aucune raison de ne pas trouver un terrain d’entente entre les différentes organisations. Je trouve regrettable qu’on ne soit pas capables de s'asseoir et trouver quelque chose qui plairait à tout le monde.

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