•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fermeture de l'école primaire de Saint-Eusèbe : le quotidien des parents chamboulé

Valérie Bilodeau se promène dans la forêt avec ses trois enfants.

Valérie Bilodeau doit réorganiser son quotidien à la suite de la fermeture de l'école primaire de Saint-Eusèbe, au Témiscouata, en raison d'une éclosion de COVID-19 au sein de l'établissement.

Photo : Radio-Canada

Jennifer Boudreau

La fermeture de l'école primaire de Saint-Eusèbe, dans le Témiscouata, cause bien des maux de tête aux parents. Dès mercredi, les élèves devront suivre les cours depuis leur domicile, pour au moins 14 jours, en raison d'une éclosion de COVID-19 au sein de l'établissement.

La tâche de réorganisation est colossale pour plusieurs familles, comme celle de Valérie Bilodeau. Deux de ses trois enfants fréquentent l'école primaire de Saint-Eusèbe.

Tout a commencé samedi dernier, lorsqu'elle a reçu un appel de la santé publique.

Le téléphone a sonné, c'était la santé publique. On nous disait que notre garçon, qui est en quatrième année, a été en contact étroit avec un cas positif à la COVID-19. On nous a demandé immédiatement de nous isoler puis de faire tester nos enfants, raconte-t-elle.

Vue du stationnement de l'école primaire de Saint-Eusèbe, au Témiscouata.

L'école primaire de Saint-Eusèbe, au Témiscouata, doit fermer ses portes pour 14 jours en raison d'une éclosion de COVID-19 en son sein.

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Valérie Bilodeau apprend, deux jours plus tard, que l'établissement scolaire ferme complètement ses portes.

Elle doit donc trouver une solution pour pouvoir offrir l'école à la maison à deux de ses enfants.

Je pense qu'on ne réalise pas trop encore comment on va planifier le tout.

Valérie Bilodeau, mère de trois enfants

Pour la propriétaire d'une épicerie dans le secteur de Cabano, arrêter de travailler n'est pas une option.

Elle doit poursuivre ses tâches professionnelles pour préserver la santé de son entreprise.

Son conjoint doit donc effectuer une demande de Prestation canadienne d'urgence pour pouvoir enseigner à ses enfants à la maison.

Clairement, on ne pourra pas retourner les deux travailler, c'est assez évident, parce que nos garçons vont être à la maison. Et là, de ce que je comprends, ça va impliquer trois heures de cours via Zoom par jour, par enfant.

Valérie Bilodeau, mère de trois enfants

En plus de nos deux garçons, on a une petite fille de deux ans. Évidemment, on ne l'a pas renvoyée à la garderie, puisqu'on attend les résultats [des tests de dépistage]. Mais advenant le cas qu'on a une petite fille de deux ans avec nous et qu'on doit installer nos garçons dans un environnement calme et propice à l'étude... Je ne vois pas comment je pourrais laisser mon conjoint gérer seul les journées pleines pour l'école tout en s'occupant de notre petite fille. Ça va être quelque chose de quand même très difficile à gérer, tout ça.

Une connexion Internet difficilement accessible

Pour aider les élèves à suivre les cours en ligne, le Centre de services scolaire du Fleuve-et-des-Lacs s'engage à fournir le matériel informatique nécessaire.

Le problème, selon Valérie Bilodeau, c'est que le réseau cellulaire est trop faible, dans son secteur, pour permettre d'accéder à une bonne connexion Internet.

Chez nous, c'est aussi un défi, les cellulaires ne pognent pas très bien.

Valérie Bilodeau, mère de trois enfants

Une difficulté avec laquelle une grande partie de la population de la région doit composer, en raison de la mauvaise réception cellulaire.

Le directeur général du Centre de services scolaire du Fleuve-et-des-Lacs, Bernard D’Amours, admet que l'accès à une bonne connexion Internet demeure un défi.

C'est vraiment notre priorité, de recenser les parents qui ont besoin de matériel et de voir évidemment à la connectivité à Internet pour que ça fonctionne, et que les enseignants puissent se mettre en action et accompagner leurs élèves à distance, explique-t-il.

L'une des bâtisses du Centre de services du Fleuve-et-des-Lacs

L'une des bâtisses du Centre de services du Fleuve-et-des-Lacs

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

En attendant, Valérie Bilodeau garde espoir et affirme qu'elle saura s'adapter aux différents scénarios possibles.

On va faire ce qu'on peut. Je suis certaine qu'on va trouver une solution.

Valérie Bilodeau, mère de trois enfants

Les cours en classe devraient reprendre, si l'éclosion se résorbe, le 6 octobre.

Mardi, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent n'a déclaré aucun cas supplémentaire de COVID-19 dans cet établissement scolaire.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !