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Une rentrée des classes remplie d’incertitudes pour certains enseignants

« Ça aurait pu être fait tellement mieux », affirme l'enseignant anonyme.

Des jeunes dans une cour d'école.

Les enseignants se posent encore beaucoup de questions sur le déroulement de cette année scolaire.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Un enseignant britanno-colombien dénonce le manque d’organisation et d’information de la part du ministère de l’Éducation pour assurer sa sécurité et celle de ses élèves face à la COVID-19.

L’homme, qui souhaite garder l’anonymat par peur de représailles de la part de son employeur, affirme que l’établissement dans lequel il travaille n’était pas prêt à accueillir les élèves le jour de la rentrée scolaire.

Tout est remis à zéro, toutes les habitudes qu’on avait, la façon dont on gérait nos classes, on change tout, dit-il.

Des masques et des effets sur une table dans une classe.

Des masques et des effets sur une table dans une classe.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Il déplore une communication trop tardive de la part du ministre de l’Éducation sur son plan de reprise des classes. Le 29 juillet, la province a annoncé le retour en classe des élèves en personne le 8 septembre. Puis, le 12 août, la province a fait savoir que la rentrée serait repoussée pour donner deux à trois jours de préparation de plus aux écoles.

S’il y a un bouton "pause", il faut appuyer dessus tout de suite.

Enseignant

La rentrée était beaucoup trop tôt, il aurait fallu, soit la décaler de deux semaines ou d'un mois, soit faire cette annonce un mois plus tôt et commencer les modifications pendant les vacances, constate l'enseignant.

Selon lui, ces nouvelles mesures faites à la va-vite et dans l’urgence ne prennent pas en compte les besoins des enseignants ni ceux des élèves.

Deux enfants masqués marchent pour se rendre à l'école.

Selon l'enseignant, les nouvelles mesures ne sont pas adaptées aux enfants.

Photo : Associated Press via La Presse canadienne / Chris Dillmann

Pour l’enseignant, l’urgence principale est de revoir le plan de A à Z et par des personnes qui ont de l’expérience en milieu scolaire, sans laisser les enfants pour compte.

Je ne sais pas si la Dre Bonnie Henry a vu beaucoup d’enfants, mais, dans le plan, elle s’attend à ce que des enfants se comportent comme des enfants ne se sont jamais comportés, explique-t-il.

Une fatigue morale

Message qui change d’une semaine à l’autre, manque de moyens financiers ou encore journée coupée, l’enseignant ne cache pas que ces éléments pèsent sur son moral et celui de ses collègues.

Mes directeurs sont en larmes, et ils nous le font bien savoir.

Enseignant
Trois garçons qui portent des masques arrivent à l'école.

L'enseignant redoute l'approche de la saison de la grippe.

Photo : CBC/Ben Nelms

Un moral en baisse, mais qui ne doit pas paraître face aux inquiétudes des parents. L'enseignant explique que l’une de ses tâches quotidiennes est de répondre aux nombreux courriels qu’il reçoit chaque jour.

Il faut gérer l'angoisse et l'anxiété des parents. Cela fait beaucoup, et c’est du temps en moins pour nous occuper des enfants, confie-t-il.

Un automne compliqué, selon l'enseignant

L’homme dit faire de son mieux pour ne pas pénaliser l’apprentissage de ses élèves. À l’approche de la grippe saisonnière, on lui a demandé de créer une classe en ligne sous réserve d’un retour à l’école à la maison. dit-il.

Pour moi, ça veut bien dire qu’on s’attend à un au cas où.

Enseignant

Malgré ces contraintes, l’enseignant est content d’avoir repris le chemin de l’école et de retrouver une sensation de normale. Les enfants sont super contents de retourner à l'école, les enseignants, on est super contents de se retrouver également, affirme-t-il.

Avant le déclenchement des élections, le ministre de l'Éducation Rob Fleming a rappelé que les conditions d'apprentissage et de travail sécuritaires sont la priorité absolue du gouvernement.

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