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Laurent Pilotto et Denis Bergeron dans la salle des audiences.

Les deux commissaires, Laurent Pilotto et Denis Bergeron.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

GNL Québec estime que le risque d’accident au complexe de liquéfaction de gaz naturel qu’elle souhaite construire à La Baie, comme une fuite pouvant mener à une explosion par exemple, demeure infiniment mince.

Dès l’ouverture de la deuxième journée d’audiences du BAPE sur le projet Énergie Saguenay, lequel vise la construction d’une usine de liquéfaction de gaz naturel au port de Grande-Anse, le co-porte-parole de la Coalition Fjord, Adrien Guibert-Barthez, s’est présenté au micro pour questionner GNL Québec au sujet des « scénarios catastrophes » analysés par la compagnie.

Au sujet de l’analyse de risque, un spécialiste de GNL Québec a expliqué que l’entreprise a évalué tous les scénarios, dont les pires.

Le représentant du promoteur a cité des modèles de calcul de gestion de risque complexes pour démontrer que le transport maritime représente un risque individuel acceptable.

Quant aux chances qu’une personne soit soumise à un risque si elle ne se trouve pas à l’intérieur de l’usine, elles sont extrêmement faibles, a assuré GNL Québec.

L’entreprise identifie certaines zones de vulnérabilité comme une fuite pouvant mener à une explosion (très peu probable, selon elle, puisque le gaz naturel liquéfié n’est pas explosif) et un effet de radiation thermique (effet de suppression comme une fuite de gaz dans un espace confiné).

Pas de plan de mesures d’urgence

Le porte-parole de la Coalition Fjord est assis à la table des questions. D'autres participants se retrouvent derrière lui.

Adrien Guibert-Barthez, porte-parole de la Coalition Fjord participe à la période de questions.

Photo : Radio-Canada / Romy Boutin St-Pierre

À la question du représentant de la Coalition Fjord, qui a demandé si GNL avait produit un plan de mesures d’urgence en cas d’accident ou de sinistre, l’initiateur du projet de terminal de liquéfaction confirme que son plan final ne sera ficelé qu’après la mise en activité de l’usine. Celle-ci est tributaire de l’obtention du feu vert du gouvernement du Québec.

Un plan préliminaire de mesures d’urgence a cependant déjà été déposé aux autorités compétentes, comme les ministères de la Sécurité publique et de l’Environnement et à la Ville de Saguenay.

Au sujet des assurances et de la couverture de risques, l’entreprise a indiqué qu’un assureur est partie prenante de son projet.

Protection des mammifères marins

La directrice de l’organisme Nature Québec, Alice-Anne Simard, s’est présentée pour la deuxième fois aux audiences du BAPE sur GNL Québec pour demander aux experts de la commission s'ils considèrent que la charte d’engagements environnementaux pour la protection des mammifères marins, adoptée par GNL Québec, est suffisante. Des chercheurs craignent, entre autres facteurs, les impacts de l’accroissement du transport maritime sur des espèces comme le béluga.

La femme et l'homme discutent lors des audiences du BAPE.

Stéphanie Fortin, directrice principale des Affaires publiques et des relations avec la communauté et Sylvain Ménard, directeur de l'environnement chez GNL Québec discutent.

Photo : Radio-Canada / Romy Boutin St-Pierre

La porte-parole de GNL Québec, Stéphanie Fortin, a rétorqué que l’adoption des meilleures pratiques pour diminuer l’empreinte sonore, l’avancement du savoir scientifique et des innovations technologiques, de même que la sensibilisation par l’entremise du financement de projets destinés aux utilisateurs du fjord sont privilégiées.

GNL Québec souhaite mettre en place un fonds de 5 millions de dollars pour appuyer financièrement des entreprises de navigation qui voudraient acquérir des moteurs moins bruyants ou soutenir des travaux d’entretien et de mises aux normes de navires afin de réduire leur bruit.

Un pouvoir sur le transporteur, dit GNL

GNL affirme avoir un contrôle sur les devis qui encadreront la construction des futurs navires à bord desquels le gaz naturel liquéfié sera transporté.

La compagnie soutient qu’un non-respect de mesures exigées, notamment pour maintenir une vitesse maximale de 10 nœuds sur le Saguenay, et des clauses spécifiques encadreront le bruit généré par les moteurs des méthaniers.

Impacts psychosociaux

Les impacts psychosociaux émanant du fait que les opinions sont polarisées dans la région au sujet du projet n’ont pas été évalués par GNL Québec, a convenu Stéphanie Fortin, en réponse à la question de la représentante du Conseil régional de l’environnement et du développement durable, Alexandra Duperré. Elle s’inquiète du phénomène de l’écoanxiété pouvant découler de ces divergences d’opinions.

Alexandra Duperré

La représentante du Conseil régional de l'environnement et du développement durable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Alexandra Duperré

Photo : Radio-Canada / Romy Boutin St-Pierre

Par contre, on est prêt à s’engager dans un suivi avec la population. L’engagement qu’on prend comme entreprise, c’est d’assurer un suivi de ces éléments-là, même s’ils n’ont pas été inclus dans l’étude d’impact, a déclaré Stéphanie Fortin.

Le président de la commission, Denis Bergeron, a assuré que les autorités de santé publique seront interpellées à ce sujet.

Les audiences ont été beaucoup moins courues mardi après-midi que lundi soir. L’ouverture des audiences a fait salle comble avec 150 participants. Une trentaine de personnes ont assisté aux discussions mardi après-midi.

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