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L’Outaouais passe au niveau d'alerte orange

Une infirmière place un prélèvement dans un sac.

L'Outaouais passe au niveau d'alerte orange. (archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a annoncé mardi que l'Outaouais passait du jaune à l'orange, selon le système d'alerte régional.

Cette annonce survient alors que lundi, l'Outaouais enregistrait un record de nombre de cas dépistés en une journée depuis le début de la pandémie, soit 31 nouvelles infections.

Ce qui nous préoccupe le plus, c'est la contagion communautaire, a expliqué le ministre en point de presse. Même si, en ce moment, elle ne provoque pas un grand nombre de décès ou un grand nombre d'hospitalisations, elle nous fait très mal.

Infographie représentant les quatre paliers du système d'alertes régionales et d'intervention graduelle, lesquels sont classés en couleurs vert, jaune, orange et rouge.

Système d'alertes régionales et d'intervention graduelle à 4 paliers

Photo : Gouvernement du Québec

Mieux vaut prévenir que guérir

Pour changer de palier, trois principaux critères sont étudiés : la situation épidémiologique, le contrôle de la transmission et la capacité du système de soins.

Le CISSS de l’Outaouais explique qu’il faut que le nombre de nouveaux cas dépasse la barre des 20 cas par jour pendant plusieurs jours consécutifs, créant une tendance à la hausse marquée.

Entre le 13 et le 19 septembre, 137 nouvelles infections à la COVID-19 ont été enregistrées faisant augmenter la moyenne de 14 cas par jour à 18 cas par jour.

Si l’Outaouais ne dépasse pas la barre, elle la frôle et l’augmentation de la semaine dernière s’inscrit dans une tendance à la hausse depuis la fin août, a fait remarquer la présidente-directrice générale du CISSS de l’Outaouais, Josée Fillion.

On avait une obligation de lever un drapeau pour dire que la situation en Outaouais se dégradait et était plus préoccupante.

Josée Fillion, présidente-directrice générale du CISSS de l’Outaouais

Le CISSS de l’Outaouais voulait se doter des outils coercitifs nécessaires pour freiner la propagation communautaire dans la région. Pour y arriver, il fallait élever le niveau d’alerte.

Ottawa, foyer de propagation

La proximité avec Ottawa, l’un des plus importants foyers de propagation en Ontario, a été un facteur déterminant dans la prise de cette décision, a expliqué la directrice de la santé publique en Outaouais, Dre Brigitte Pinard.

La situation épidémiologique de notre région et des régions proximales est aussi prise en compte, a-t-elle indiqué.

La Ville d'Ottawa enregistre un record quotidien d'infections à la COVID-19, mardi, avec 93 nouveaux cas portant le total d’infections depuis le début de la pandémie à 3 772 cas. 

Qu’est-ce que ça implique?

En mode « alerte » orange, le nombre de personnes participant à des rassemblements privés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur passe de 10 à 6.

Lors de rassemblements dans des endroits publics, la limite passe de 250 à 25 personnes. Cette mesure s’applique donc aux mariages, aux lieux de culte, aux célébrations et aux événements festifs.

Tableau indiquant les nouvelles restrictions.

La région de l'Outaouais est au niveau d'alerte orange depuis le 22 septembre 2020.

Photo : Radio-Canada

Les salles de spectacle, de cinéma et de théâtre font toutefois exception. Le maximum de 250 personnes reste en vigueur dans de tels lieux.

Dans les bars et les restaurants, la vente d’alcool cesse dorénavant à 23 h, et la consommation et les activités dansantes sont interdites après minuit.

Le maximum de personnes assises à une même table est aussi réduit et sera maintenant de six personnes dans les restaurants, bars, brasseries, tavernes et casinos.

Tableau indiquant les nouvelles restrictions.

La région de l'Outaouais est au niveau d'alerte orange depuis le 22 septembre 2020.

Photo : Radio-Canada

Les déplacements interrégionaux déconseillés

Selon le système d’alerte, lorsqu’une région est au niveau orange, les déplacements interrégionaux ne sont pas recommandés.

De plus, les résidents de l’Outaouais devront s'attendre à une présence policière accrue afin d’assurer le respect des consignes sanitaires.

Cette surveillance était d’ailleurs déjà en vigueur avec l’Opération systématisée comportements à risque (OSCAR) depuis le 19 septembre.

En Outaouais, en fin de semaine, 120 établissements licenciés ont reçu la visite de patrouilleurs. Ceux-ci n’ont donné aucun constat d’infraction, mais plus d'une trentaine d’avertissements ont été donnés. La plupart impliquaient le non-respect de la distanciation physique.

Le 22 septembre, la région de Laval est aussi passée à l'orange. Montréal, la région de la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches sont aussi au niveau d'alerte orange.

Le maire de Gatineau inquiet

Face à la détérioration de la situation, le maire de Gatineau s’est adressé aux citoyens pour leur demander d’être disciplinés.

Il y a des gens négligents, qui se sentent moins concernés. Je leur dis : "Pensez à vos voisins, aux aînés, aux enfants qui avaient hâte de retourner à l’école, aux employés du réseau de la santé. La meilleure façon de les aider est d’être prudent", a déclaré Maxime Pedneaud-Jobin, qui a assuré que les services municipaux restent ouverts pour l’instant.

L’Outaouais vit quelque chose qu’on n’a pas vécu au printemps et il faut augmenter le niveau de vigilance.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Le maire s’inquiète particulièrement du manque de personnel dans le réseau de la santé en Outaouais. On a un bon réseau, mais il a une faiblesse au niveau des ressources humaines, et c’est ce que ce virus attaque, a-t-il souligné.

La Ville de Gatineau pourrait appuyer le CISSS l’Outaouais, dit-il, en fournissant par exemple des employés qui pourraient participer aux enquêtes de la santé publique pour retracer les contacts des personnes atteintes.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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