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Les funérailles limitées à 50 personnes, une injustice selon l'Archidiocèse de Sherbrooke

Des chaises espacées dans une chapelle.

La Coopérative funéraire de l'Estrie réaménage sa chapelle pour respecter les nouvelles normes sanitaires.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

Radio-Canada

L'entrée en vigueur d'une nouvelle mesure sanitaire qui restreint les rassemblements à 50 personnes, notamment dans les lieux de cultes, a pris par surprise l'Archidiocèse de Sherbrooke.

Depuis lundi,les régions situées en zone verte et jaune ne peuvent plus organiser des rassemblements excédant 50 personnes, alors que la semaine précédente, la limite était fixée à 250 individus. En zone orange, ce sont 25 personnes au maximum qui sont autorisées. 

L'Abbé Steve Lemay ne comprend pas cette décision, alors que la distance physique est scrupuleusement respectée entre les murs de ses églises. Le curé se demande comment il pourra expliquer cette décision gouvernementale à ses fidèles.  

Depuis la réouverture des lieux de culte, on ne nous a jamais signalé que nos façons de faire n'étaient pas adéquates, se désole l'Abbé Steve Lemay. 

Vous ne pouvez pas avoir plus de 50 personnes aux funérailles de votre mère, mais vous pouvez pour vous divertir aller voir un spectacle d'humoriste avec 250 personnes.

Steve Lemay, vicaire général de l'Archidiocèse de Sherbrooke

Selon le curé, cette décision de Québec n'est pas cohérente. Il estime que les églises devraient bénéficier de la même exception accordée aux salles de spectacles qui peuvent toujours accueillir 250 personnes.  

C'est comme si le gouvernement nous associait aux bars, plutôt qu'aux salles de spectacle, illustre Steve Lemay qui demande à Québec de revoir son analyse de la situation. 

La Coopérative funéraire de l'Estrie favorable aux mesures 

Si les représentants de l'Église catholique dénoncent la décision de Québec de limiter les rassemblements dans les lieux de culte et lors de funérailles, le directeur général de la Coopérative funéraire de l'Estrie dit comprendre pourquoi le ministre de la Santé Christian Dubé a décidé de sévir. 

François Fouquet constate que les règles sociosanitaires sont difficiles à respecter durant ces moments difficiles.  

C'est difficile de mélanger le rationnel et l'émotionnel. Les gens ressentent le besoin d'un contact physique.

François Fouquet, directeur général de la Coopérative funéraire de l'Estrie

Il précise que pour respecter la distance physique, la chapelle de la coopérative ne peut accueillir plus de 60 à 70 personnes.

On remarque une résilience presque complète des gens, affirme malgré tout Francois Fouquet. Il affirme avoir reçu peu de réactions négatives reliées à ces nouvelles mesures. Les familles semblent plutôt tournées vers les solutions, à son avis.

Il affirme que cette résilience est nécessaire notamment parce qu'il demeure impossible d'exposer et d'embaumer les dépouilles de personnes mortes de la COVID-19. Une mesure prise à la grandeur de la province par crainte de contagion, souligne François Fouquet.

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