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Une autre victime d'accident au Nouveau-Brunswick vers les Îles-de-la-Madeleine

Un jeune Madelinot de passage au Nouveau-Brunswick l'a échappé belle lors d'un accident.

Le camion de Jonathan Harvey, après son accident au Nouveau-Brunswick.

Le camion de Jonathan Harvey, après son accident au Nouveau-Brunswick.

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada

Un jeune Madelinot qui a subi un accident de la route en traversant le Nouveau-Brunswick demande à la province maritime de faire preuve d’une plus grande compréhension des besoins de ses compatriotes.

C’était la première fois que François Harvey, résident des Îles-de-la-Madeleine, rentrait d’un voyage au Québec en passant par le Nouveau-Brunswick depuis l’instauration des restrictions pour la prévention de la COVID-19. En raison de ces restrictions, il ne pouvait s’arrêter à un hôtel en cours de route.

On peut arrêter mettre de l’essence à la pompe, c’est correct, mais ne pas pouvoir s’arrêter, se reposer… Partout autour de moi, les gens des Îles, c’est ce qu’ils trouvent le plus difficile, affirme François Harvey.

Le jeune homme explique qu’il avait quitté Québec samedi soir et qu’il a roulé toute la nuit en ne prenant que deux pauses en chemin. Le lendemain matin, dans la région de Cap-Pelé, il a fait une sortie de route.

Je me sentais quand même assez éveillé, mais la fatigue a pris le dessus. Je me suis fermé les yeux une fraction de seconde et c’est là que l’accident est arrivé, affirme François Harvey.

François Harvey en entrevue.

François Harvey estime qu'il a eu de la chance de s'en tirer indemne. Il a fait une sortie de route au Nouveau-Brunswick lors d'un voyage de Québec à destination des Îles-de-la-Madeleine.

Photo : Radio-Canada

Il n’a pas été blessé, mais il estime que sa camionnette est une perte totale.

François Harvey critique les mesures en vigueur au Nouveau-Brunswick pour les résidents des Îles-de-la-Madeleine qui doivent faire un si long déplacement sans pouvoir s'arrêter pour dormir.

Je trouve sincèrement que c’est beaucoup mettre la vie des gens en danger. C’est très risqué, dit-il.

Avant la pandémie, explique-t-il, de nombreux voyageurs madelinots avaient l’habitude de s’arrêter à l’hôtel à Moncton en cours de route. Il demande au gouvernement du Nouveau-Brunswick de se montrer plus compréhensif.

Notre député Joël Arseneau et notre maire Jonathan Lapierre sont très au fait de la situation. Ils travaillent d’arrache-pied pour essayer de trouver une solution avec le gouvernement du Nouveau-Brunswick, mais je pense qu’il y a un manque d’écoute du côté du Nouveau-Brunswick. Je pense que c’est surtout ça le plus dangereux, conclut François Harvey.

Les autorités du Nouveau-Brunswick disent surveiller la situation de près, mais aucun changement aux restrictions n'est prévu pour l'instant.

Une pétition déposée à l'Assemblée nationale du Québec

Les journées rétrécissent, mais pas la longueur de la route pour se rendre aux Îles, fait valoir Joël Arseneau, député péquiste des Îles-de-la-Madeleine.

C’est au moins le troisième accident dont moi on m’informe. Il y a eu beaucoup de signalements aussi au cours de l’été dernier , dit-il. C’est extrêmement fatigant pour les gens de faire cette route-là sans pouvoir s’arrêter.

Ce dernier a déposé à l'Assemblée nationale une pétition demandant au gouvernement provincial québécois de négocier avec les provinces maritimes un corridor de passage qui permettrait aux Madelinots de se rendre sur l’archipel ou au Québec de façon sécuritaire.

Le député Joël Arseneau lors d'un point de presse.

Le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, en point de presse mardi.

Photo : Radio-Canada

Le document a reçu plus de 600 signatures, mardi. La proposition serait d’identifier des lieux où l’on peut arrêter pour la nuit, se reposer à mi-chemin, explique Joël Arseneau.

Ce dernier aimerait aussi que les autorités puissent envisager un accord de voyagement pour les Madelinots, semblable à celui qui avait été mis en place avec les municipalités régionales de comté (MRC) d’Avignon et du Témiscouata.

Le député, qui indique que les Îles-de-la-Madeleine ont des liens socio-économiques, commerciaux et familiaux forts avec le Nouveau-Brunswick, dit se sentir oublié par les gouvernements du Québec et du Nouveau-Brunswick. Je pense que cet enjeu-là n’a pas retenu l’attention qu’il mérite, avance-t-il.

Joël Arseneau rappelle que, selon une campagne québécoise, la conduite sans repos est dangereuse.

Selon lui, il faut agir avant de voir de graves conséquences pour d’autres Madelinots.

Avec des renseignements de Margaud Castadère

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