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Record hebdomadaire de contaminations dans le monde, l'Angleterre serre la vis

Des serveuses portant un masque servent les clients dans un restaurant de Soho à Londres, le mardi 22 septembre 2020.

Les pubs et les restaurants fermeront dès 22 h en Angleterre.

Photo : Associated Press / Frank Augstein

Agence France-Presse

Avec un record hebdomadaire de contaminations dans le monde, la pandémie de COVID-19 ne faiblit pas, notamment en Europe, où l'Angleterre a adopté mardi de nouvelles restrictions qui pourraient rester en place six mois.

Près de 2 millions de nouveaux cas de coronavirus (+6 %) ont été enregistrés la semaine dernière, soit le plus grand nombre de cas signalés en une seule semaine depuis le début de l'épidémie, tandis que le nombre de décès a baissé de 10 % à 37 700, a annoncé mardi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

À l'exception de l'Afrique, tous les continents ont signalé une augmentation des cas du 14 au 20 septembre. Sur cette période, l'Europe a connu la plus forte augmentation des décès (+27 % en une semaine).

Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé du continent, le premier ministre Boris Johnson a annoncé de nouvelles restrictions : les pubs et restaurants, dans lesquels seul le service à table sera autorisé, fermeront dès 22 h en Angleterre et le télétravail sera à nouveau encouragé.

Interrogé par l'AFP dans le centre de Londres, Jaime Vital, un entrepreneur de 48 ans, s'est dit sceptique quant à l'effet de cette mesure. Je ne suis pas sûr que cela changera quelque chose, a-t-il estimé, reconnaissant que peu de gens respectent les consignes en soirée dans ce quartier animé.

Ces mesures seront en place peut-être six mois, a avancé Boris Johnson, avertissant que, faute de progrès, il faudrait inévitablement agir de manière plus draconienne.

En Espagne, un des pays européens les plus touchés, de sévères restrictions sont entrées en vigueur lundi dans une partie de la région de Madrid, redevenue l'épicentre national de la pandémie.

Le ministre de la Santé Salvador Illa a appelé mardi tous les Madrilènes à limiter leurs mouvements et contacts à l'essentiel.

Les plus de 850 000 personnes concernées (sur 6,6 millions d'habitants au total dans la région) ont l'interdiction de se rassembler à plus de six, en public ou en privé, et de quitter leur quartier, sauf pour aller travailler, étudier ou chez un médecin, répondre à une convocation légale ou s'occuper de personnes dépendantes.

É.-U. : presque mille morts par jour

La pandémie a fait plus de 965 760 morts dans le monde depuis fin décembre, et plus de 31,3 millions de cas ont été comptabilisés, selon un bilan établi mardi par l'AFP.

Le continent américain, représentant plus de 38 % de tous les nouveaux cas signalés au cours de la semaine dernière d'après l'OMS, reste le plus touché, même si les décès y ont baissé de 22 %.

Les États-Unis sont le pays le plus affecté tant en nombre de morts que de cas, avec 199 890 décès pour 6 858 130 cas recensés. Au moins 2 615 949 personnes ont été déclarées guéries.

Un agent de santé prélève un échantillon sur écouvillon nasal pour dépister les personnes atteintes de la COVID-19 à Ahmedabad, en Inde, le mardi 22 septembre 2020.

Un des pays les plus touchés par la pandémie de COVID-19 est l'Inde avec 88 935 morts (5 562 663 cas).

Photo : Associated Press / Ajit Solanki

Après les États-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil avec 137 272 morts pour 4 558 068 cas, l'Inde avec 88 935 morts (5 562 663 cas), le Mexique avec 73 697 morts (700 580 cas), et le Royaume-Uni avec 41 788 morts (398 625 cas).

À bientôt six semaines de l'élection présidentielle, les États-Unis enregistrent chaque jour presque un millier de décès ce qui, rapporté à la population, est le quadruple du taux de mortalité européen.

Ce millier de morts quotidiens, où les personnes noires et hispaniques sont surreprésentées (plus de la moitié des morts de moins de 65 ans), est pour le candidat démocrate Joe Biden le symbole de l'incompétence du président républicain Donald Trump face à la plus grande épreuve de son mandat.

COVID-19                 : ce qu'il faut savoir

« Deuxième vague » au Québec

Plus au nord, le Québec est dans la redoutée deuxième vague, selon le directeur national de santé publique. La province de plus de 8 millions d'habitants est la plus durement touchée du Canada et a enregistré 586 nouveaux cas en une journée, un chiffre sans précédent depuis fin mai.

L'Argentine subit aussi les conséquences de la pandémie puisqu'elle a enregistré lundi un nouveau record quotidien de décès liés à la COVID-19 avec 429 morts, ce qui porte à 13 482 le bilan total dans le pays, ont annoncé les autorités.

Il s'agit du nombre de décès le plus élevé depuis que la pandémie a frappé le pays sud-américain, où des mesures de confinement sont en vigueur depuis le 20 mars, avec un assouplissement progressif en fonction des régions.

La pandémie a affecté jusqu'à l'Assemblée générale des Nations unies, qui s'est ouverte mardi sans aucun chef d'État ou de gouvernement présent à New York. Tous prononcent leur discours par messages préenregistrés, diffusés sur le site de l'ONU pendant une semaine, avec le coronavirus et ses conséquences comme dénominateur commun.

La remise des prix Nobel, qui était prévue à Stockholm le 10 décembre, est annulée, une première depuis 1944.

Une cérémonie télévisée est prévue, en l'absence des lauréats, qui recevront leurs prix à distance. Le nom des lauréats des différents prix (médecine, physique, chimie, littérature, paix et économie) sera annoncé aux dates prévues, entre le 5 et le 12 octobre, depuis Stockholm et Oslo.

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