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À 81 ans, cette Crie chasse l'orignal chaque année avec ses deux filles

Deux femmes posent à côté d'un orignal mort.

Mary Jane Albert (à gauche) avec sa mère, Alice Albert, au cours de leur partie de chasse l'an dernier. À 81 ans, Alice donne toujours des conseils sur la manière de chasser l'orignal à ses filles.

Photo : Hilda Albert

Radio-Canada

Chaque automne, depuis que son mari est mort, Alice Albert, une aînée crie de 81 ans, part à la chasse à l’orignal avec ses deux filles.

Dimanche, l’une de ses filles, Mary Jane Albert, 62 ans, a tué son premier orignal de la saison.

Je n’aime pas me vanter. Je suis simplement contente de chasser l’orignal avec ma mère, dit cette membre de la Première Nation crie Norway House, située à environ 450 km au nord de Winnipeg.

Chaque année, elle prend ses vacances en automne pour aller à la chasse avec sa mère et sa soeur.

Cette fin de semaine, toutes les trois se sont rendues à la ligne de trappe familiale, juste à l’extérieur de la Première Nation.

Pour attirer l’orignal, Mary Jane Albert a utilisé différentes techniques, dont une imitation du cri de l’animal, que lui avait enseignée son père.

Une affaire de famille

La femme de 62 ans a appris à chasser avec son père, Samuel, mort il y a environ 15 ans.

Je suis revenue et j’ai commencé à apprendre les façons de faire de mon père. Ma mère, ensuite, nous a aussi appris beaucoup de choses sur la chasse, dit-elle.

Selon Hilda Albert, une autre habitante de Norway House, la famille est très respectée par les chasseurs de la communauté. Mary Jane est la seule femme que je connais qui peut ramener un orignal à Norway House.

Sa soeur Laura et elle ont commencé à amener leur mère avec elles après la mort de son mari, dit-elle.

Des femmes posent à côté d'un orignal mort.

Laura Albert (à gauche) et sa soeur, Mary Jane, avec un orignal qu'elles ont tué ce week-end juste à l'extérieur de Norway House, dans le nord du Manitoba.

Photo : Hilda Albert

Depuis ce temps, Alice Albert et ses filles chassent ensemble chaque année, en famille. Ce n’est pas la première fois qu’on tue un orignal, assure Alice Albert. Je n’ai pas été surprise.

Les histoires du passé

L’aînée adore être avec ses filles dans la nature. J’aime être dans le bois, dit-elle.

Quant à Mary Jane, ce qu’elle préfère de ces sorties, ce sont les histoires du passé. Toutes ces histoires, où ils tuaient l’orignal, d’où ils venaient, où se trouvait leur ligne de trappe…, explique-t-elle.

Avec l’aide d’autres membres de la communauté, les trois femmes ont ramené l’original dans la Première Nation et commencé à le préparer lundi. C’est beaucoup de travail. Quand on le tue, c’est génial, mais après il faut tout dépecer, et c’est dur et fatiguant, explique Mary Jane.

La femme de 62 ans adore faire cuire la viande d'orignal en ragoût et en sauté, mais ce qu'elle préfère, c'est avec des oignons frits et des pommes de terre.

Les trois chasseuses prévoient de partager la viande avec les personnes qui les ont aidées à la préparer, ainsi qu’avec celles qui en ont besoin dans la communauté.

Selon les informations de Lenard Monkman

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