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Les rénovations de l’Agora des Arts coûteront plus cher que prévu

L'Agora des Arts est installée dans une ancienne église.

L'Agora des Arts est située dans le quartier Noranda à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Le projet de rénovation de l'Agora des Arts à Rouyn-Noranda coûtera près de 60% plus cher que prévu.

Les travaux devaient s'amorcer en mai, après le Festival des Guitares du monde en Abitibi-Témiscamingue. Le comité prévoyait le début des appels d’offres le 26 février, mais la pandémie de COVID-19 a fait en sorte de reporter le processus au 28 mai.

L’incertitude planant sur l’industrie de la construction en raison de la pandémie de COVID-19 ainsi que les frais reliés aux mesures sanitaires sur les chantiers sont au nombre des facteurs ayant influencé cette hausse de coûts subite.

Afin de s'adapter à cette forte augmentation des coûts, l'Agora des Arts a demandé aux deux paliers de gouvernement une majoration de leur contribution respective. Le gouvernement du Québec a récemment accepté cette demande, alors que la réponse du gouvernement fédéral se fait toujours attendre.

Un homme se tient de bout dans les marches de l'église où se situe l'Agora des Arts. Il tient une feuille dans une main.

Réal Beauchamp est directeur général et artistique de l'Agora des Arts.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Le directeur général et artistique de l'Agora des Arts, Réal Beauchamp, se réjouit de la réponse favorable du ministère de la Culture et des Communications et a bon espoir d’obtenir une réponse favorable du Programme des espaces culturels de Patrimoine Canada.

Évidemment, on est très très heureux d’avoir une réponse favorable à cette demande-là. Maintenant, on doit se tourner vers l’autre partenaire financier important au projet, le gouvernement fédéral, pour aller chercher aussi une majoration et faire en sorte qu’on puisse réaliser le projet, résume-t-il.

Les rénovations de l'Agora des arts prévoient l'érection d'une cage en verre devant l'église qui abrite la salle de spectacle.

Les rénovations de l'Agora des arts prévoient l'érection d'une cage en verre devant l'église qui abrite la salle de spectacle.

Photo : Gracieuseté : Agora des arts

Une stratégie de sensibilisation pour mettre la pression sur les contributeurs

Le budget initial pour la réalisation du projet était évalué à 8 382 000 $. Le gouvernement provincial s’était engagé à contribuer pour 78 % de ce montant, alors que le gouvernement fédéral, via Patrimoine Canada, assumait 14 % de la facture. L’Agora des Arts contribuait pour sa part avec une somme de 700 000 $, équivalant à 8 % du budget total. La hausse de 60 % des coûts fait en sorte que chacun des partenaires doit augmenter sa contribution de façon significative.

Afin de parvenir à amasser les fonds nécessaires et démarrer le chantier de construction avant l’hiver, l’Agora des Arts a lancé une stratégie d’appui au projet, visant à encourager les différents contributeurs à majorer leur contribution au financement.

Dans un premier temps, ce sont les milieux communautaire, artistique et d’affaires qui seront sollicités afin d’appuyer financièrement les travaux. Dans un deuxième temps, ce sont les citoyens et les usagers de l’Agora des Arts qui seront invités à soutenir le projet, et à faire pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il accepte de majorer sa contribution. Réal Beauchamp souhaite que les gens manifestent leur attachement envers le lieu de culture, principalement via une prise de parole et des messages d’appuis par l’intermédiaire des différentes plateformes des médias sociaux.

On a réalisé avec les années qu’on joue un rôle essentiel dans notre communauté, en raison de notre programmation et du lien particulier qu’on a avec les festivals qui occupent notre salle. Avec le monde scolaire, avec qui on a une programmation jeunesse vraiment très importante. Donc la place que vont occuper les entreprises, toute la communauté, les gens du communautaire, les gens du milieu artistique, en appui au projet auprès du Fédéral, c’est excessivement important, soutient M. Beauchamp.

Des élus mobilisés

Réal Beauchamp est reconnaissant des interventions politiques des différents élus de la région jusqu’à maintenant dans ce dossier. Pierre Dufour, de la Coalition Avenir Québec, Émilise Lessard-Therrien, de Québec Solidaire et Sébastien Lemire, du Bloc Québécois, ont ainsi tous contribué à faire avancer les choses à leur façon. Pour M. Lemire, député dans la circonscription fédérale d’Abitibi-Témiscamingue, il est maintenant de la responsabilité de Patrimoine Canada de faire sa part afin de permettre au projet d’aller de l’avant.

Je suis agréablement surpris, dans un premier temps, que le gouvernement du Québec veuille aller de l’avant pour bonifier le montant déjà important qu’ils donnent. Patrimoine Canada, qui avait déjà contribué de l’ordre de 14 % au premier montant, a une responsabilité à mon sens pour pouvoir assurer la survie de ce projet là, parce que c’est de ça dont il est question, résume M. Lemire.

M. Lemire soutient également que depuis le début de la pandémie, le gouvernement fédéral a investi des sommes importantes dans plusieurs secteurs, mais que le milieu culturel a été jusqu’à maintenant négligé.

Beaucoup d’enveloppes ont été majorées de la part du gouvernement fédéral. On le sait, évidemment, il s’est donné beaucoup d’argent au niveau de la PCU et de l’aide aux entreprises, notamment, mais peu en infrastructures et dans le milieu culturel. Donc, je pense qu’il y a un pas qui est important à faire et qui doit être fait de la part du ministre Guilbeault, affirme-t-il.

Le député du Bloc Québécois préférerait ne pas avoir à appliquer de pression sur le ministre du Patrimoine Canadien, mais soutient qu’il est prêt à utiliser tous les moyens politiques à sa disposition, si la situation ne progresse pas assez rapidement.

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