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Six mois après le début de la pandémie, l'industrie aérienne attend toujours de l'aide

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Deux avions d'Air Transat et un d'Air Canada garés sur le tarmac.

Avions garés à l'Aéroport international Pierre-Elliot-Trudeau.

Photo : Radio-Canada / Vianney Leudière

Radio-Canada

Un jour avant le discours du Trône, les employés du secteur aérien espèrent que le gouvernement fédéral annoncera des mesures pour leur venir en aide.

Mis à pied par Air Transat au début de la pandémie, Robin Smith a vécu les mois les plus difficiles de sa vie. Le pilote a l'impression d'avoir perdu bien plus qu'un emploi.

C'est une perte de revenu, mais c'est surtout la perte d'une partie de mon identité. Être pilote, c’est mon rêve d’enfant, dit celui qui a une carrière d’une vingtaine d’années dans les airs. Pendant que je ne vole pas, je perds aussi mes qualifications.

Robin Smith devant un aéroport.

Robin Smith a l'impression d'avoir perdu bien plus qu'un emploi.

Photo : Radio-Canada

Environ 120 000 personnes sans emploi

Le Conseil national des lignes aériennes du Canada estime qu'environ la moitié des quelque 241 000 employés du secteur de l'aviation se retrouvent sans travail depuis le début de la pandémie. Six mois après le début de la pandémie, l'aide financière du gouvernement fédéral pour les compagnies aériennes se fait toujours attendre.

L'affluence des passagers, elle, a diminué de 94 %, selon l’organisation.

Il faudra de trois à quatre ans pour l'industrie à se remettre, estime le président-directeur général du Conseil, Mike McNaney.

Le président-directeur général du Conseil national des lignes aériennes du Canada, Mike McNaney dans un bureau.

Le président-directeur général du Conseil national des lignes aériennes du Canada, Mike McNaney.

Photo : Radio-Canada / Patrick Foucault

Pour atténuer l'impact de l'urgence sanitaire, l'industrie presse Ottawa d'investir massivement dans les compagnies aériennes et de lever les quarantaines obligatoires pour les passagers.

Aux États-Unis, près de 50 milliards de dollars ont été injectés pour tenter de sauver les compagnies américaines. Mais, au Canada, l'industrie reste toujours sur sa faim, explique Mike McNaney.

Nous avons besoin que le gouvernement introduise un soutien sectoriel pour les compagnies aériennes, affirme-t-il.

Ottawa n'a toujours pas indiqué s'il investira dans le secteur comme d'autres gouvernements l’ont fait dans le monde.

Selon des informations de Patrick Foucault

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