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Deux quarantaines en 33 jours pour le hockeyeur Vincent Nardone

Vincent Nardone en train de patiner lors d'un match à Weyburn.

Vincent Nardone a commencé sa carrière junior dans la Ligue de hockey junior de la Saskatchewan en 2018-2019 avec les Bombers de Flin Flon (archives).

Photo : Radio-Canada

Les voyages au temps de la COVID-19, jumelés à un phénomène météorologique, ont fait vivre une fin d’été rocambolesque à Vincent Nardone. En 33 jours, le hockeyeur québécois a dû se soumettre à deux quarantaines.

C’est long, je n’ai pas grand-chose à faire, blague l’attaquant, qui a bien hâte de retrouver un mode de vie plus traditionnel le 30 septembre.

En attendant, Vincent Nardone passe le temps du mieux qu’il peut, il s’entraîne avec l’équipement à sa disposition, regarde des films, joue à des jeux vidéo et fait ses devoirs.

Le natif de Rosemère, au Québec, a participé au mois d’août à un camp aux États-Unis dans le but de percer l’alignement des RoughRiders de Cedar Rapids, une équipe de l’Iowa de la United States Hockey League (USHL).

Il est rentré à la maison le 28 août, où il est demeuré en quarantaine jusqu’au 11 septembre. Entre-temps, son projet d’évoluer avec les RoughRiders est tombé à l’eau. L’incertitude entourant la tenue d’une saison de hockey dans la NCAA lui a fait perdre l'un des quatre postes réservés aux joueurs de 20 ans.

Les programmes de la NCAA ont renvoyé plusieurs joueurs de 20 ans dans la USHL, et l’entraîneur-chef des RoughRiders a choisi d’y aller avec des vétérans qu’il connaissait déjà. Alors j’ai perdu ma place, explique-t-il.

Vincent Nardone en entrevue à Radio-Canada.

En attendant de se joindre à l'Université de Nebraska Omaha, Vincent Nardone communique de façon régulière avec ses entraîneurs, dont le Québécois Dave Noël-Bernier (archives).

Photo : Radio-Canada

De toute façon, même s’il avait pu conserver son poste, Vincent Nardone n’aurait pas pu jouer à Cedar Rapids. L’équipe a annoncé, le 18 septembre dernier, qu’elle suspendait ses activités pour la saison 2020-2021, le ImOn Ice Arena, l’endroit où elle dispute tous ses matchs locaux, ayant été ravagé par un derecho le 10 août dernier.

Il paraît que c’était quelque chose, l’aréna était sérieusement endommagé, dit celui qui n’a même pas pu mettre les pieds à Cedar Rapids à la fin du mois d’août, son camp ayant plutôt eu lieu à Minneapolis, au Minnesota.

Qu’est-ce qu’un derecho?

Les derechos sont des tempêtes de vent qui causent plus de dommages et qui durent plus longtemps, et sont souvent associés à des lignes ou à des groupes d'orages plus vastes. On peut s'attendre à ce que des vents d'au moins 90 km/h causent des dommages sur des centaines de kilomètres.

Source : Environnement Canada

Un retour dans les Prairies

Ce concours de circonstances fait en sorte que Vincent Nardone a choisi de retourner dans les Prairies. Il conclura son stage junior avec les Kings de Dauphin, au Manitoba.

Je suis content, je sens qu’on va avoir une belle équipe cette année. Il y a plusieurs joueurs de l’an dernier qui reviennent. J’ai hâte de finir ma quarantaine, de sortir de ma chambre d’hôtel et de les rencontrer, dit-il, ajoutant qu'il a bien hâte de faire la connaissance de deux autres Québécois avec qui il partagera le vestiaire, soit Jean-Michaël Gilbert et Charles Massey.

Vincent Nardone célèbre un but marqué contre l'équipe de Melville.

Après sa saison à Flin Flon, Vincent Nardone a poursuivi son stage junior en Colombie-Britannique, à Penticton et à Victoria (archives).

Photo : Bombers de Flin Flon

Il est d’autant plus heureux d’avoir choisi le Manitoba que sa saison va débuter le 9 octobre et que les partisans pourront être dans les gradins. S’il était retourné en Colombie-Britannique, où il a passé la saison 2019-2020, beaucoup de choses auraient été différentes.

En Colombie-Britannique, la Ligue n’est plus certaine de commencer sa saison au mois de décembre, mais c’est certain qu’il n’y aura pas de partisans. J’ai aussi appris que plusieurs équipes demandaient à leurs joueurs de payer 1500 $ par mois, parfois plus, ce qui était nettement moins intéressant, conclut celui qui est attendu à l’Université de Nebraska Omaha, dans la NCAA, pour la saison 2021-2022.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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