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Archives

Depuis 1987, l’Institut Maurice-Lamontagne est un fleuron des sciences de la mer au Canada

Une colonie d'oursins dans le fleuve Saint-Laurent

L'Institut Maurice-Lamontagne scrute la santé de l'écosystème du fleuve Saint-Laurent et de ses habitants depuis 1987.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Du 21 au 27 septembre 2020, on célèbre la Semaine canadienne de la culture scientifique. C’est l’occasion de mettre le cap vers l’est du Québec, plus précisément à Mont-Joli. L’Institut Maurice-Lamontagne y déploie ses scientifiques pour mieux comprendre comment vont le fleuve Saint-Laurent et ses habitants.

Des activités de recherche très variées

C’est le dernier-né des centres de recherche du ministère des Pêches et Océans. Son inauguration a eu lieu le 12 juin 1987.

André Laprise, 1989

L’Institut Maurice-Lamontagne est l'un des principaux centres mondiaux francophones de recherche en sciences de la mer.

Il est situé sur la pointe aux Cenelles dans la municipalité de Mont-Joli.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

La semaine verte, 16 avril 1989

Le journaliste André Laprise nous propose un reportage diffusé à La semaine verte le 16 avril 1989 qui nous donne une vision d’ensemble de ses activités.

Jacques Clermont anime l’émission.

Les équipes scientifiques qui constituent l’Institut Maurice-Lamontagne se consacrent à la conservation et la gestion durable des ressources marines et des écosystèmes aquatiques, à la protection de l’environnement marin et à la navigation sécuritaire.

Le territoire que ces équipes étudient couvre le fleuve Saint-Laurent, son estuaire et son golfe, le fjord du Saguenay, ainsi que la baie d’Hudson et son détroit.

S’ajoutent à ce territoire les écosystèmes d’eaux douces du Québec.

L’activité de l’Institut Maurice-Lamontagne s’articule autour de trois champs de recherche.

Les recherches effectuées en sciences biologiques permettent une meilleure connaissance des facteurs qui affectent les stocks de poissons, mollusques et crustacés ainsi que leur bonne gestion.

Chaque année, ces recherches documentent la santé de plus de 40 stocks de poissons et d’invertébrés qui vivent dans les écosystèmes liés au Saint-Laurent.

L’océanographie chimique, pour sa part, s’intéresse aux polluants et contaminants déversés dans le milieu aquatique par l’activité humaine.

Elle étudie aussi la dispersion des substances minérales dans le milieu marin.

L’hydrographie marine intéresse aussi les chercheurs de l’Institut Maurice-Lamontagne.

On parle ici particulièrement de la levée et de la mesure de la profondeur des eaux qui sont essentielles pour la cartographie marine.

Ce champ de recherche est indispensable pour la navigation des pêcheurs, de la marine marchande ou de la marine des Forces armées canadiennes.

Surveillance des menaces

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La semaine verte, 16 février 2013

Le 16 février 2013, la journaliste France Beaudoin nous présente dans un reportage à La semaine verte les travaux de deux chercheurs de l’Institut Maurice-Lamontagne.

L'océanographe Michel Starr étudie l’acidification des eaux du Saint-Laurent.

Dans les eaux de fond, l’acidité a augmenté de 70 % à 90 % au cours des 70 dernières années.

Que se passe-t-il dans ces eaux profondes?

Pour mieux le comprendre, l’équipe de Michel Starr a recréé en laboratoire les conditions qui existent dans le milieu naturel.

Les chercheurs ont trouvé plusieurs facteurs responsables.

L’augmentation de la température des eaux, l’augmentation du gaz carbonique dans ces dernières et le déversement des eaux usées et des engrais agricoles favorisent l'acidification du Saint-Laurent.

Les eaux deviennent alors plus corrosives, ce qui a un effet négatif sur les espèces marines.

Par exemple, l’acidité de l’eau empêche les crustacés comme les oursins de développer leurs enveloppes ou leurs squelettes.

L'océanographe Denis Gilbert, pour sa part, s’intéresse à un autre phénomène qui menace le Saint-Laurent.

C’est l’hypoxie, ou le manque d’oxygène dans l’eau.

La zone touchée par l’hypoxie va de Tadoussac aux côtes de Terre-Neuve et elle ne cesse de s’agrandir.

L’hypoxie provoque un changement dans la composition des espèces dans l’écosystème du Saint-Laurent.

Les recherches de Denis Gilbert pointent les facteurs responsables.

Il y a d’abord le changement dans l'importance des courants océaniques qui se déversent dans l’estuaire du Saint-Laurent.

Depuis 1930, les eaux du Gulf Stream, plus chaudes et moins oxygénées, y entrent de plus en plus.

Celles du courant du Labrador plus froides, mais plus oxygénées, y diminuent pour leur part constamment.

Puis, comme dans le phénomène de l’acidification des eaux, les engrais agricoles et les eaux usées municipales contribuent à l’étouffement du Saint-Laurent.

Ces recherches, comme les autres effectuées par les quelque 420 membres du personnel de l’Institut Maurice-Lamontagne, sont évidemment partagées avec la communauté scientifique du monde entier.

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