•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Bombardier La Pocatière perd un contrat de 54 millions

Un employé de l'usine de Bombardier à La Pocatière travaille sur un wagon de métro.

Quelque 420 employés travaillent à l'usine de Bombardier à La Pocatière.

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

Radio-Canada

Bombardier La Pocatière vient de perdre un contrat de 54 millions de dollars.

Il s'agit d'un contrat octroyé par VIA Rail en 2018 pour la réfection de 17 voitures de train.

Par courriel, l'entreprise précise que Bombardier et VIA Rail ont convenu mutuellement de mettre fin à leur contrat.

Fondamentalement, le projet a pris fin vu la combinaison de la vieillesse de ces voitures et la nature du travail qui devait être achevé, peut-on lire.

Pour ce contrat, les voitures à rénover avaient été construites en 1950.

La résiliation de ce contrat représente une érosion additionnelle pour notre usine de La Pocatière. Nous devons donc redoubler nos efforts pour obtenir des contrats supplémentaires.

Extrait d'un courriel d'Annick Robinson, chef des relations publiques de Bombardier Transport

La CSN interpelle Legault

Dans un communiqué publié dans la foulée de cette annonce, la Fédération de l’industrie manufacturière (FIMCSN) interpelle le gouvernement Legault pour favoriser le maintien et le développement de l’expertise québécoise dans les véhicules électriques dédiés au transport en commun.

Le discours du premier ministre Legault est très favorable au Made in Québec, mais il faut maintenant prendre des moyens concrets pour favoriser le plus possible les retombées locales des nombreux contrats de transport en commun qui sont prévus au Québec dans un avenir rapproché, estime le président de la FIMCSN, Louis Bégin.

Le syndicat invite donc à une accélération de la mise en chantier de nouveaux projets de transport en commun et à ce qu’au moins 25 % du contenu des nouveaux contrats de production de véhicules soit produit au Québec.

J’ai la certitude que le premier ministre [François Legault] n’y est pas insensible, renchérit pour sa part le préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) de Kamouraska, Yvon Soucy. Pour la suite, on espère que tous les moyens seront pris pour que le contrat soit prolongé.

M. Soucy ajoute cependant que du travail doit également être fait du côté d'Ottawa puisque VIA Rail demeure une société d'État relevant du fédéral.

À Ottawa, c’est un non sens à mon avis. Le ministre [des Transports Marc] Garneau et le premier ministre [Justin] Trudeau doivent être interpelés sur l’importance de protéger nos usines au Québec et au Canada, martèle le préfet de la MRC.

Si tout le monde s’y met, il y a le potentiel d’avoir des emplois ici pour encore une dizaine d’années.

Yvon Soucy, préfet de la MRC de Kamouraska

Une situation précaire pour les travailleurs de La Pocatière

De son côté, le président du syndicat des travailleurs de l'usine de La Pocatière, Claude Michaud, déplore la perte de cet important contrat.

Le pourquoi de la chose, je ne le sais pas, a-t-il affirmé mardi matin sur les ondes d'Info-réveil.

On craint des mises à pied, ici, à La Pocatière. On parle de début juin [...] On a déjà perdu des emplois et on en perd encore.

Claude Michaud, président du syndicat des employés de La Pocatière

Actuellement, 420 personnes travaillent dans les installations de Bombardier dans le Kamouraska.

C'est sans compter que la réputation de l'usine de La Pocatière ne serait plus à faire, selon les élus de la région.

On a tout ici : l’expertise et la technologie, lance le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon, qui rappelle que le gouvernement Legault a fait du maintien « des emplois payants » une priorité.

Sylvain Hudon lors d'une conférence de presse à l'usine de Bombardier à La Pocatière.

Le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

Le syndicat s'inquiète cependant de l'avenir de ces emplois au cours des prochains mois, lorsque les commandes déjà prévues seront livrées.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !