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Évelyne Beaudin souhaite une politique en sécurité routière

Panneau de vitesse

Évelyne Beaudin souhaiterait que la Ville de Sherbrooke se dote d’une politique en sécurité routière, à l’image de la Ville de Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Romain Schué

Radio-Canada

La conseillère Évelyne Beaudin a fait savoir au conseil municipal de lundi qu’elle souhaiterait que la Ville de Sherbrooke se dote d’une politique en sécurité routière, à l’image de la Ville de Québec.

Toutes les semaines, comme à peu près tous mes collègues, je reçois des messages de citoyens et citoyennes qui souhaitent qu’on améliore la sécurité dans les rues résidentielles. Je ne crois pas que ça soit un problème seulement dans le district du Carrefour, mais plutôt un problème généralisé, explique-t-elle.

Selon Mme Beaudin, plusieurs citoyens auraient le sentiment qu’on ne les écoute pas. On a même vu récemment que quelqu’un est allé jusqu’à peinturer un symbole de 30 km/h dans sa rue. Si les gens sont prêts à aller jusque-là, c’est peut-être parce qu’il y a un certain ras-le-bol, poursuit-elle.

Les gens ont envie de se sentir en sécurité lorsqu’ils sortent de chez eux. Ils ont envie que leurs enfants puissent aller au parc, jouer avec [leurs] voisins. [...] On est tous et toutes des piétons à un moment ou à un autre.

Évelyne Beaudin, conseillère du district du Carrefour

Une situation réglée au cas par cas

La conseillère du district du Carrefour regrette que la Ville ait tendance à régler la situation au cas par cas. J’ai l’impression qu’on gagnerait à réfléchir de façon plus globale sur le dossier, croit-elle.

Pour Évelyne Beaudin, une politique en sécurité routière pourrait faire en sorte d’avoir plusieurs mesures qui se complémentent concernant la sécurité des piétons. Elle a par ailleurs mentionné la mort du piéton de 65 ans qui a été happé mortellement sur la rue King Est, le 12 septembre dernier.

Ce n’est pas seulement une mesure qui va régler la question. Comme [seulement] diminuer la vitesse dans une rue résidentielle ou simplement installer des dos d’âne, des radars ou des radars pédagogiques. C’est l’ensemble de tout ça, croit-elle.

Mme Beaudin dit savoir que plusieurs dossiers sont actuellement en cours d’élaboration au comité de sécurité publique. Si on met tout ça en cohérence avec une politique formelle, ça nous permettrait d’avoir une action qui est structurante, lance-t-elle.

De son côté, Danielle Berthold, présidente du comité de sécurité publique, dit travailler très fort pour assurer la sécurité des Sherbrookois dans les rues.

À propos du piéton happé mortellement il y a dix jours, elle insiste que le piéton a traversé à un endroit où il ne devait pas le faire. Ce n’est pas [en raison] d’une mauvaise indication de la Ville que cet accident-là est arrivé, souligne-t-elle.

Les citoyens doivent prendre les canaux officiels

Concernant le citoyen de la rue des Épinettes qui a écrit le 30 km/h sur l’asphalte en avant de chez lui, elle fait savoir qu’un citoyen doit prendre les canaux officiels pour faire suivre une demande. Pour cette rue, je n’avais reçu aucune demande. Le SPS non plus. Personne n’était au courant de ce qui pouvait se passer sur la rue des Épinettes, assure Danielle Berthold.

Cette dernière dit être en attente d’un coup de fil du citoyen fautif, mais qu’elle n’a toujours pas reçu son coup de téléphone.

Par ailleurs, depuis lundi, la vitesse est mesurée sur la rue, selon Mme Berthold. Un indicateur de vitesse sera également installé à partir de mercredi. Peut-être que ça ne vaut rien, mais il faut bien commencer par quelque chose, insiste la conseillère du district de Desranleau.

Un plan d’action en trois étapes sera rendu public, jeudi en après-midi, afin de pouvoir prendre des décisions à partir de faits et non de suppositions d’ici le printemps prochain. Je sens que nos services sont ouverts à analyser de façon sérieuse la diminution de la vitesse, tout comme la sécurité des cyclistes, lance-t-elle.

La conseillère Annie Godbout, qui milite depuis plusieurs années pour faire diminuer la vitesse dans les rues résidentielles, veut pour sa part que la Ville mette en place des stratégies concrètes pour que les automobilistes ralentissent à certains endroits.

Selon les chiffres avancés par Évelyne Beaudin, depuis 2014, en Estrie, sept piétons ont été heurtés mortellement et 344 ont été blessés.

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