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COVID-19 : le gouvernement du Nunavut annonce un cas positif à la mine Mary River

La mine de fer vue du ciel.

Le cas présumé de COVID-19 déclaré vendredi à la mine de fer Mary River, gérée par l'entreprise Baffinland, s'est avéré positif, selon les autorités sanitaires du territoire.

Photo : Baffinland Iron mines Corporation

Le cas présumé de COVID-19 déclaré vendredi à la mine de fer Mary River, dans l’est du Nunavut, est bel et bien positif, confirment les autorités sanitaires du territoire.

Les écouvillons de la personne atteinte - un travailleur du site minier - avaient été envoyés à l’Hôpital général de Qikiqtani d’Iqaluit pour un test de diagnostic qui s’est avéré positif, jeudi.

Les autorités attendaient toutefois de recevoir la confirmation d’un laboratoire du sud du pays avant de considérer le cas comme étant positif.

La personne est actuellement en isolement et n’a pas développé de symptômes, a précisé le Dr Patterson.

Les autorités assurent que le risque de transmission du virus à l’extérieur de la mine, qui est située à environ 176 kilomètres de Pond Inlet, est très faible. Il en est de même, disent-elles, pour la propagation du virus sur le site minier.

Aucun résident du Nunavut ne travaille à la mine de Mary River en ce moment, et le risque de propagation du virus dans nos collectivités à cause de ce cas positif est très faible.

George Hickes, ministre de la Santé du Nunavut

Il s’agit du troisième cas confirmé de COVID-19 au Nunavut. Or, comme la personne atteinte réside dans le sud du pays, les autorités sanitaires ne comptabilisent pas le cas au territoire.

Deux cas positifs sur un autre site minier

Samedi, deux autres cas de COVID-19 ont été déclarés sur un autre site minier au Nunavut.

Les personnes atteintes sont des travailleurs de la mine de Hope Bay, située à environ 125 kilomètres au sud-ouest de Cambridge Bay, dans l’ouest du Nunavut.

Ils sont tous les deux asymptomatiques et se portent bien , indique Jason Neal, le président-directeur général de l'entreprise TMAC Resources, qui exploite la mine.

Les deux travailleurs ont contracté la COVID-19 alors qu’ils étaient à Edmonton, en Alberta. C’est d’ailleurs dans cette province que sont comptabilités les cas.

Jason Neal confirme que ses employés ont été en contact avec d’autres travailleurs alors qu’ils se rendaient sur le site minier, mais il ignore combien de personnes cela concerne.

Il ajoute cependant que l’entreprise a déployé des procédures dynamiques en réduisant, entre autres, le nombre de travailleurs sur le site à 130 employés plutôt que 350 et en imposant des règles de distanciation physique.

Une vue aérienne de la mine d'or Doris North, au Nunavut.

La mine d'or Doris North, dans la région de Hope Bay, dans l'ouest du Nunavut.

Photo : TMAC Resources

TMAC Resources affirme avoir déployé son plan d’urgence des maladies infectieuses élaboré au début du mois de mars. Nous avions aménagé un espace [d’isolement] séparé du camp dans l’éventualité où nous en aurions besoin, dit M. Neal.

Comme les employés de la mine travaillent par alternance de trois semaines sur le site minier, les deux personnes infectées repartiront le 29 septembre à bord d’un vol nolisé.

D’ici à leur départ, le 29 septembre [...] ils seront en quarantaine pendant près de trois semaines, puis ils repartiront en avion avec leur équipe régulière, dit M. Neal.

Par ailleurs, un adjoint au médecin est sur place pour surveiller leur état de santé.

Depuis le début de la pandémie, les travailleurs miniers ne sont pas contraints d’effectuer la quarantaine de 14 jours qui est imposée par le gouvernement du Nunavut pour entrer au territoire.

Pour limiter les risques de transmission communautaire, aucun employé originaire du Nunavut ne travaille sur le site minier.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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