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La Ville de Gatineau devant la Cour supérieure du Québec pour démolir une maison incendiée

Vue de côté d'une maison sinistrée, noircie par les flammes.

Le bâtiment du 8, rue Laniel, a été incendié en avril 2016. Depuis, l'immeuble est laissé à l'abandon.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Quatre ans après les événements, l’histoire de la maison incendiée sur la rue Laniel, dans le quartier de Templeton à Gatineau, est loin d’être terminée.

Depuis 2016, la Ville et la propriétaire se livrent une bataille pour déterminer qui doit payer les frais de démolition de la maison, qui a été la proie des flammes le 30 avril 2016.

Après avoir été le sujet de moult plaintes de résidents du quartier et de débats au sein du conseil municipal de la Ville de Gatineau, le dossier repose maintenant entre les mains de la Cour supérieure du Québec, qui devra décider si elle permet à la Ville de démolir la maison aux frais de la propriétaire.

Depuis l'incendie, les résidents du quartier doivent endurer cette pollution visuelle, selon Daniel Lajoie, qui habite à deux pas du 8, rue Laniel.

De chez moi, on voit le toit complètement brûlé et tout ouvert. La pluie rentre dans la maison, raconte-t-il.

Comme les autres résidents de la rue, on se demande comment ça se fait que la démolition ne se soit pas concrétisée.

Daniel Lajoie, résident de la rue Laniel

Au fil des ans, les résidents du quartier ont rapporté que des odeurs nauséabondes se dégagent de la piscine abandonnée pleine de rats et de grenouilles.

Daniel Lajoie s’inquiète pour la sécurité des enfants du quartier qui utilisent le terrain déserté comme espace pour jouer. Il raconte d’ailleurs avoir vu des enfants s’introduire dans la maison à plusieurs reprises, puisque la porte n’est pas verrouillée.

Il y a une procédure lorsqu’il y a un conflit entre la compagnie d’assurance et le citoyen, explique le conseiller du district de Lac-Beauchamp, Jean-François Leblanc. Des fois, ça prend du temps avant que le conflit se règle. On ne peut pas juste arriver sur le terrain du citoyen et forcer la démolition de la maison.

M. LeBlanc répond aux questions de la journaliste dans son bureau à l'hôtel de ville.

Le conseiller du district de Lac-Beauchamp à Gatineau, Jean-François LeBlanc

Photo : Radio-Canada

Selon les règlements municipaux, toutes les constructions incendiées doivent être démolies, y compris leurs fondations, 180 jours après l'incendie.

Ce règlement prend tout son sens, d’après le conseiller, puisqu’en 2019, un évaluateur a conclu que la maison était une perte totale à 95 %.

Après l’émission de plusieurs constats d’infraction, le Comité exécutif de la Ville de Gatineau a voté à l’unanimité le 14 septembre pour que la demande de la Ville soit traitée par la Cour supérieure.

Une version précédente de ce texte mentionnait que le Conseil municipal de la Ville de Gatineau avait voté à l'unanimité, alors que le vote s'est tenu au Comité exécutif.

Les élus sont assis autour de la table du conseil à la Maison du citoyen

La proposition a été adoptée à l'unanimité mercredi le 14 septembre au conseil municipal.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Cette nouvelle étape dans la saga de la maison brûlée est de bon augure, d’après le conseiller du district de Lac-Beauchamp.

Je suis conscient que ça prend du temps. Ça fait cinq ans qu’on travaille sur ce dossier-là. C’est un des premiers dossiers que j’ai pris lorsque j’ai été élu en 2016 et je suis content qu’on arrive enfin à une date de cour.

Puisqu'il s'agit maintenant d'un dossier judiciaire, les partis impliqués ne sont en mesure de fournir plus de détails pour l'instant.

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