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Les Micmacs de Listuguj accusent Ottawa de racisme

Des homards vivants

Des homards vivants

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La communauté micmaque de Listuguj accuse Pêches et Océans Canada de racisme systémique à son endroit, puisque le ministère lui refuse le droit de vendre une partie de ses captures de homard provenant de la pêche automnale.

Par le passé, le MPO n’a jamais voulu accorder un permis de pêche commerciale puisqu'il s'agit d'une pêche de subsistance.

Le chef de la communauté, Darcy Gray, estime que cette fin de non-recevoir du fédéral va à l'encontre de la décision de la Cour suprême du Canada intervenue en 1999 avec l'arrêt Marshall qui accorde aux communautés autochtones le droit de pêcher de façon commerciale pour s'assurer une subsistance convenable.

Le chef de Listuguj, Darcy Gray

Le chef de Listuguj, Darcy Gray

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

On essaie depuis longtemps de collaborer et de trouver une façon de travailler ensemble à travers des négociations, des discussions, des lettres et, continuellement, on rencontre des barrières. C’est toujours un non.

Darcy Gray, chef de Listuguj

La communauté estime que la majeure partie des captures est distribuée à ses membres à des fins de subsistance et que la vente de homards excédentaires servirait essentiellement à payer les dépenses des pêcheurs et à leur permettre d'avoir un peu plus de revenus.

En gérant nos pêches, il y a des coûts liés à ça, explique Darcy Gray. Il y a des coûts pour nos pêcheurs, donc on aimerait au moins couvrir ces frais-là.

La pêche commerciale n'est pas permise en Gaspésie à cette période de l’année.

Une personne debout devant des boîtes, dont une, qui contient du crabe, est ouverte.

Les homards pêchés à l'automne sont essentiellement distribués aux membres de la communauté.

Photo : Radio-Canada

Le chef Darcy Gray explique que les captures autorisées pour sa communauté, dans le cadre de cette pêche de subsistance, ne sont pas en augmentation et ne nuisent pas à l'état des stocks.

Cette pêche, dite automnale, compte cinq pêcheurs et dure deux semaines.

Au moment de publier ce texte, Pêches et Océans Canada n'avait pas encore répondu à notre demande d'entrevue.

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