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Les femmes francophones réclament plus de services en français, dit un rapport

Une affiche posée sur un comptoir de bureau sur lequel il est écrit : « Votre santé avant tout, service en français. »

À la suite de la publication de ce rapport final, l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne organise une série de discussions virtuelles du 21 au 25 septembre à 13 h (HAE) sur sa page Facebook.

Photo : Radio-Canada

L’accès aux services de santé en français, l’équité salariale dans les secteurs privé et public et un système de garderie universel pour les francophones sont les priorités des femmes francophones et acadiennes du Canada, selon le rapport final de l’enquête pancanadienne sur leurs priorités.

Le rapport publié lundi par l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) souligne que pour assurer le développement et l’épanouissement des femmes francophones et acadiennes au pays il faut une action plus importante et vigoureuse de la part d’Ottawa.

Méthodologie

L’enquête a été réalisée en ligne à l'été 2019 auprès d’un échantillon aléatoire représentatif de 402 femmes francophones et acadiennes vivant en milieu minoritaire au Canada.

Il est impossible de calculer une marge d’erreur sur un échantillon comme celui-ci.

Le sondage a été fait en vue de recueillir le point de vue de ces femmes sur les questions qui touchent de façon particulière cette population.

Les questions ont été formulées à partir des neuf questions prioritaires définies à travers une revue de la littérature et les actions de l’AFFC et de ses organismes membres.

Selon les résultats, 27,4 % des répondantes ont choisi d’accorder leur priorité à la question de l’accès aux services de santé en français, 26,4 % à l’équité salariale dans les secteurs privé et public, et 13,7 %, à un système de garderies universel pour les francophones.

Sur la question de l’accès aux services de santé en français, le rapport révèle que 56,5 % des répondantes se sont dites insatisfaites.

Quant à la question de l’équité salariale dans les secteurs privé et public, l'AFFC a demandé aux participantes d’indiquer les mesures qui doivent être prises par le gouvernement fédéral afin de mettre fin aux iniquités qui persistent dans le milieu du travail.

Selon le rapport, elles suggèrent quatre stratégies :

  • améliorer les conditions de travail par l'adoption d'un cadre législatif plus contraignant;
  • favoriser la conciliation travail-famille;
  • lutter contre les formes de discrimination au travail;
  • et établir un plan de communication pour élaborer et consolider l’argumentaire sur les besoins des femmes vivant dans les communautés francophones et acadienne auprès des décideurs politiques, des partenaires et des publics cibles à sensibiliser.

Sur la question du système universel de garderies pour les francophones, les résultats de l’enquête révèlent que 71,2 % des répondantes sont fortement en accord avec la proposition de l’AFFC de créer un réseau de garderies universel et respectueux de la dualité linguistique au Canada.

D’après l’AFFC, la création d’un système universel de garderies permettrait d’accroître l’égalité des chances des femmes francophones et acadiennes sur le marché du travail. Cela offrirait également aux familles, et plus particulièrement aux enfants, la chance de s’épanouir en français tout en réduisant le taux de pauvreté des familles.

En compilant les réponses des répondantes par province et en procédant à une analyse approfondie, le rapport montre que l’ordre des priorités varie d’une région à l’autre.

Autres préoccupations

L’AFFC précise que les femmes francophones et acadiennes du Canada sont aussi préoccupées par d’autres enjeux, notamment la lutte contre la violence fondée sur le sexe, l’intégration des femmes immigrantes, la modernisation de la Loi sur les langues officielles et le financement des organismes de femmes francophones.

Le sondage demandait aux femmes francophones et acadiennes d’indiquer quelles mesures concrètes devraient être prises par le gouvernement fédéral pour éliminer la violence fondée sur le sexe au Canada. Sur les 402 répondantes du sondage, 69 se sont abstenues de répondre à cette question.

Celles qui ont répondu proposent une amélioration du processus de criminalisation de la violence faite aux femmes, la mise au point de services d’accompagnement et d’accès à la justice et la formation des personnes intervenantes, tout en misant sur l’éducation, la prévention et la sensibilisation du public.

L'AFFC a demandé aux participantes quelles étaient leurs opinions sur la gestion de l’intégration des femmes immigrantes. Le rapport révèle que la majorité croient qu’il faut élaborer une stratégie spécifique aux femmes francophones immigrantes au Canada en vue de permettre leur intégration.

La majorité des répondantes était également d’avis qu’il faut moderniser Loi sur les langues officielles.

L’AFFC a demandé aux répondantes d’évaluer la qualité des ressources humaines et financières consacrées aux femmes francophones et acadiennes vivant en milieu minoritaire.

Plus de la moitié des répondantes, soit 55,2 % ont déclaré que les ressources n’arrivent pas à répondre aux besoins existants et ne sont pas assez nombreuses.

À la suite de la publication de ce rapport final, l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne organise une série de discussions virtuelles du 21 au 25 septembre à 13 h (HAE) sur sa page Facebook.

L’AFFC souligne que ce rapport est la première enquête pancanadienne de son genre mise au point par et pour les femmes francophones et acadiennes vivant en milieu minoritaire.

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